Trois personnes en garde à vue — Attaque d'Orly

21 Mars, 2017, 01:56 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Attaque d'Orly : les gardes à vue du frère et du cousin de l'assaillant ont été levées

Avant d'être abattu, l'assaillant se disait prêt à "mourir" au nom d'Allah. "De toute façon, il va y avoir des morts", a dit cet assaillant, selon les premiers témoignages des soldats pris pour cible, cités par François Molins.

Le gouvernement a expliqué qu'il n'avait pas réussi à prendre l'arme. Mais, selon des sources proches de l'enquête, il est bien parvenu à s'en saisir après un corps-à-corps, avant d'être abattu. Son compagnon de patrouille se trouve quelques mètres devant elle et met quelques instants à réaliser ce qui vient de se passer puisqu'on le voit continuer son chemin. La scène aura duré au total quasiment trois minutes. "Lorsque je suis arrivé, c'est là que j'ai appris que la police avait fait son travail". Son père a lui aussi été laissé libre samedi soir.

Dans la matinée, le père de l'agresseur a exprimé son incompréhension, incriminant ses "fréquentations" et "la drogue".

"Mon fils n'a jamais été un terroriste", témoigne ainsi le père de Ziyed Ben Belgacem et de poursuivre: "Jamais il n'a fait la prière et il boit".

More news: Les programmes des candidats en dix points clefs — Présidentielle
More news: Qui sont les insoumis — Jean-Luc Mélenchon
More news: Berlin affirme qu'Erdogan a "dépassé une limite"

Attaque d'Orly: "Mon fils n'a jamais été un". Des traces ont été découvertes dans son sang lors d'analyses toxicologiques.

Pour le parquet, qui a ouvert une enquête notamment pour tentative d'homicide et d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, l'agression d'Orly est "le terme d'un parcours violent et destructeur". Hier soir, les gardes à vue de son frère et de son cousin ont été levées. Son cousin s'était, quelques heures plus tard, également présenté spontanément à la police. Il avait tiré sur un policier lors d'un contrôle routier. Il était ensuite réapparu à une trentaine de kilomètres de là, à Vitry-sur-Seine, dans la banlieue sud, et avait volé une voiture pour gagner l'aéroport d'Orly-Sud.

"Il m'a appelé vers 7h" raconte encore son père. "On ne sait pas si le contrôle routier a été l'élément déclencheur du passage à l'acte ou s'il a pu y avoir une préméditation", a indiqué, hier, une source proche de l'enquête.

La vidéo, obtenue par l'agence AP, montre l'assaillant, Ziyed Ben Belgacem, laisser choir un sac de courses - à l'intérieur duquel les autorités précisent que se trouvait un flacon de liquide inflammable - avant d'attraper le soldat par les épaules. Un temps détecté par les services de renseignement pour des signes de radicalisation en prison, il avait fait l'objet d'une perquisition administrative en 2015, qui n'avait rien donné.

Recommande: