Selon Aulas, le match a failli être annulé — OL-Besiktas

18 Avril, 2017, 15:37 | Auteur: Christian Jacquard

De violents incidents avaient déjà éclaté dès le début de soirée aux abords du stade. Des témoins ont effectivement vu des supporters lyonnais s'en prendre à leurs homologues turcs, à l'extérieur du stade et dans les tribunes. Ils ont brisé deux portes vitrées du magasin et mis la boutique sens dessus dessous.

Que s'est-il passé dans le stade?

Ces bagarres ont éclaté à deux heures du match entre Lyon et Besiktas, en quart de finale aller de l'Europa League (match prévu à 21h05).

Mais la violence s'est alors déplacée à l'intérieur du Parc OL, des supporters turcs jetant des projectiles sur des fans lyonnais situés en contrebas.

Entre 15.000 et 20.000, pour la plupart venus de France ou de pays voisins, étaient disséminés au milieu des 35.000 spectateurs lyonnais, en plus des 3.000 Stambouliotes installés dans le parcage visiteurs: une configuration propice aux débordements.

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Après l'évacuation du terrain par la police, les joueurs sont sortis des vestiaires à 21h40 pour s'échauffer avant de débuter la rencontre à 21h50. L'électricité est ensuite retombée durant la rencontre. Ils ont exfiltrés des tribunes supérieures une cinquantaine de supporters turcs parmi les plus virulents, et interpellé 12 personnes. De son côté, Besiktas est poursuivi pour "lancer de projectiles" et "troubles" dans le public.

Le contexte politique avait renforcé les craintes autour de ce match, programmé à trois jours d'un référendum en Turquie sur le renforcement des pouvoirs du président Erdogan.

C'était un match redouté par les autorités françaises, classé à très haut risque.

Des affrontements ont eu lieu dans les travées du Parc OL. Les contrôles et palpations avaient également été renforcées. Comment expliquer que des supporters aient pu rentrer dans le stade avec des pétards, des fumigènes, malgré les palpations aux entrées? " À partir du moment où on vend des billets via une billetterie digitale, on n'a pas le droit au refus de vente, fait valoir Jean-Michel Aulas. On a seulement appliqué le refus de vente à l'étranger". Les supporters turcs se sont très bien organisés pour acheter plus de places qu'on ne pouvait l'imaginer. Il y a une colonie turque très importante en France avec des centaines de milliers de représentants. Il y avait du dépit et de la peur chez les supporters car ils venaient d'être bombardés par les supporters turcs.

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