Ce qui a déclenché l'envahissement du terrain — Lyon-Besiktas

19 Avril, 2017, 23:17 | Auteur: Lucien Wathelet

Les Lyonnais recevaient les Turcs du Besiktas jeudi 13 avril en quarts de finale de la Ligue Europa, un match qu'ils ont remporté deux buts à un.

Le président du club lyonnais s'est signalé, alors que la confusion se trouvait à son paroxysme, en descendant sur le terrain, au milieu des supporters paniqués, pour appeler au calme, avant de monter en tribune et d'échanger avec eux via le micro du kop.

Lyon et Besiktas sont dans le viseur de l'UEFA après les incidents qui ont éclaté ce jeudi à l'extérieur et à l'intérieur du Parc OL. "Pour le moment, nous ne sommes pas très rassurés sur la manière dont les choses peuvent se passer".

Dans la journée, les deux clubs se sont rejeté la responsabilité des incidents. "Ce retard est peut-être une première dans les annales de l'UEFA", a jugé Aulas.

On est loin de l'esprit du football.

Auparavant, quelques Turcs venus d'Allemagne s'étaient rendus dans l'OL Store du stade pour acheter des billets, ce qui leur a été refusé car le match se jouait à guichets fermés. Un millier d'agents, parmi lesquels des turcophones, ont essayé de limiter les débordements mais cela n'ont pas permis de prendre en compte la vague impressionnante des supporters turcs présents au stade. "Les éléments vidéos le montrent".

Au terme de cette soirée mouvementée, Jean-Michel Aulas a tenu à revenir sur ces évènements. "Nous avons simplement fait en sorte qu'il n'y ait pas de vente à l'étranger", a-t-il fait valoir. La rencontre avait commencé avec trois quarts d'heure de retard en raison d'incidents intervenus en tribune, à l'origine de l'envahissement de la pelouse.

"Je n'avais jamais vu ça en 30 ans. Les stadiers ont fait leur travail de palpation" mais celle-ci a ses limites en France et "les supporters le savent", a ajouté la responsable. D'après l'OL, un stadier a été brûlé aux jambes par le fumigène d'un supporter turc et un autre a eu le nez cassé.

Le match a été placé au niveau maximum de risque (4 sur 4) par les autorités françaises.

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