La croissance reste prévue à 2 % en 2017 — Liban

19 Avril, 2017, 23:43 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • LE FMI PRÔNE LA SAGESSE BUDGÉTAIRE FACE AUX INCERTITUDES

Dans son rapport semestriel, paru hier, l'institution a relevé à la hausse ses prévisions dans bon nombre de pays. Certes il s'agit d'une légère progression, 0,1% pour l'année en cours. Enfin, elles ont été maintenues à un rythme élevé pour les Etats-Unis (2,3%). L'institution basée à Washington croit en un rebond de l'activité après les promesses du président Donald Trump en faveur d'un gigantesque plan d'investissements dans les infrastructures. La patronne du FMI en énumère quelques-uns: "L'incertitude politique, notamment en Europe, le protectionnisme qui menace le commerce mondial et le durcissement des conditions financières mondiales...".

L'élection présidentielle en France, où plusieurs candidats défendent des thèses anti-européennes et anti-mondialisation, suscite également des inquiétudes au sein du Fonds. Le PIB est désormais attendu en hausse de 1,2% (au lieu de l'estimation de 0,8% livrée en janvier), après +1% en 2016. Et cette seconde tranche du prêt débloqué par le FMI en faveur de la Tunisie ne sera qu'un sursis ou un antalgique à une économie gangrenée par la corruption, l'informel et une administration qui fonctionne à 50% de son potentiel.

Globalement, les économistes du FMI jugent que l'état d'esprit positif des marchés financiers fait qu'il y a une probabilité plus forte de révision à la hausse de ces perspectives à court terme. Le Nigeria devrait sortir de la récession grâce à une meilleure production de pétrole et une reprise du secteur agricole. Le FMI estime que les pays émergents, fournisseurs des matières premières, bénéficieront largement de la reprise. L'année dernière, le phénomène climatique El Nino a porté un coup très dur, à la première économie du continent.

Mais le fait est qu'entre les discours démagogiques des experts économiques devenus nombreux ces derniers temps et le discours rassurant du gouvernement, il est une réalité que nul ne peut réfuter: la situation économique du pays reste assez difficile et par trop fragile. Les incertitudes politiques et les pannes d'électricité plombent les perspectives sud-africaines. Un durcissement de la politique monétaire permettrait de contrer les tensions inflationnistes, et une plus grande flexibilité du taux de change aiderait à réduire le considérable déficit commercial.

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, dans un communiqué publié le 17 avril, avoir trouvé un accord avec les autorités tunisiennes sur la poursuite d'un programme de réformes qui ouvre la voie au déblocage d'une nouvelle tranche de prêt de 319 millions de dollars à ce pays d'Afrique du Nord.

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