Syrie: Assad affirme que l'attaque chimique est "une fabrication à 100%"

19 Avril, 2017, 20:01 | Auteur: Gerard Affre
  • Sergueï Lavrov et Rex Tillerson se serrant la main après la conférence de presse

Mais "Nous ne pouvons permettre une enquête que si, et seulement si, elle est impartiale et en nous assurant que des pays impartiaux y prendront part pour être sûrs qu'elle ne sera pas utilisée à des fins politiques". "Notre ligne de conduite se base sur le droit international et non pas sur un choix du type 'avec nous ou contre nous'", a déclaré le ministre.

M. Tillerson a déploré le "faible niveau de confiance entre (nos) deux pays".

Pour sa première visite en Russie depuis son entrée en fonction début février, Rex Tillerson a rencontré pendant plusieurs heures son homologue russe Sergueï Lavrov puis Vladimir Poutine, cette deuxième rencontre n'étant initialement pas prévue.

Les enquêteurs des Nations Unies sont déjà mandatés par des résolutions antérieures pour enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, mais Paris, Londres et Washington voulaient insister sur la nécessité d'une recherche approfondie sur l'attaque de Khan Cheikhoun.

Celle-ci, proposée par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, visait à répondre à l'attaque présumée avec des agents neurotoxiques dans la localité syrienne de Khan Cheikhoun le 4 avril, qui a fait 87 morts dont 31 enfants.

Auparavant, un haut responsable de l'administration américaine s'exprimant sous couvert de l'anonymat avait accusé Moscou de "semer la confusion" sur le rôle du régime syrien en tentant de mettre en cause les rebelles ou les jihadistes de l'organisation Etat islamique.

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Vladimir Poutine a, lui, répété une nouvelle fois mardi qu'il ne voyait aucun élément prouvant la responsabilité de Damas.

Mercredi à l'ONU, le Kremlin a pourtant posé pour la huitième fois depuis 2011 son veto à un projet de résolution demandant l'ouverture d'une enquête internationale, après l'attaque chimique sur la ville syrienne de Khan Cheikhoun.

M. Poutine a averti contre une répétition du scénario des fausses preuves d'armes de destruction massives en Irak en 2003, prélude à l'invasion du pays pour faire chuter Saddam Hussein. Assad assure d'ailleurs que les armes de l'attaque d'Idlib ont été utilisées par les rebelles eux-mêmes.

Selon Bachar el-Assad, l'armée syrienne ne possède pas d'armes chimiques.

Les deux hommes discuteront de la crise ukrainienne et du conflit en Syrie, ainsi que de lutte antiterroriste, de la Libye, du Yémen, de l'Afghanistan et de la Corée du Nord, selon la diplomatie russe.

L'agression menée par Washington conte la base militaire d'El Chaayrate et les propos tenus par des diplomates de l'Amérique contre la Russie, allaient, d'après la presse occidentale, influer sur le comportement de poutine envers le secrétaire d'Etat américain qui se trouvait à Moscou hier et lundi.

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