Al-Assad: L'attaque chimique est "une fabrication à 100%"

20 Avril, 2017, 01:08 | Auteur: Gerard Affre
  • POUTINE NIE L'ATTAQUE ET LA PRÉSENCE D'ARMES CHIMIQUES EN SYRIE

"Nous ne pouvons permettre une enquête que si, et seulement si, elle est impartiale et en nous assurant que des pays impartiaux y prendront part pour être sûrs qu'elle ne sera pas utilisée à des fins politiques", a déclaré Bachar el-Assad.

Le président syrien a poursuivi: "Nous ne possédons pas d'armes chimiques [.] Il y a plusieurs années, en 2013, nous avons renoncé à tout notre arsenal [.] Et même si nous possédions de telles armes, nous ne les aurions jamais utilisées".

Le ministre russe des Affaires étrangères a cité notamment l'"objectif partagé de mener une lutte implacable contre le terrorisme international", un peu plus d'une semaine après l'attentat qui a fait 14 morts dans le métro de Saint-Pétersbourg.

"Les seules informations dont dispose le monde jusqu'à présent sont celles publiées par la branche d'Al-Qaïda", a affirmé Assad en référence au groupe djihadiste, Fateh al-Cham, qui contrôle Khan Cheikhoun avec les rebelles. Auparavant, un haut responsable de l'administration américaine s'exprimant sous couvert de l'anonymat avait accusé Moscou de "semer la confusion" sur le rôle du régime syrien en tentant de mettre en cause les rebelles ou les terroristes de l'organisation Daesh.

La Russie a opposé mercredi son veto à un projet de résolution avancé par les pays occidentaux au Conseil de sécurité de l'ONU à propos d'une attaque présumée aux armes chimiques dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Rare signe de détente lors de ces discussions, 'le président Poutine a confirmé être prêt à rétablir' l'accord de prévention des incidents aériens en vigueur en Syrie jusqu'à la frappe américaine contre une base aérienne du régime de Damas, a ainsi indiqué M. Lavrov.

Selon lui, la puissance de feu du régime n'a pas été affectée par la frappe américaine.

Les deux pays se sont lancés ces derniers jours dans une guerre des mots au sujet de l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun en Syrie. Les missiles chargés de gaz sarin avait fait, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), quatre-vingt sept morts dont trente-et-un enfants à Khan Cheikhoun. Après avoir menacé les Etats-Unis de représailles en cas de nouvelle attaque, au côté de l'Iran et des autres alliés de Assad, la Russie a appelé à "une coopération constructive et non pas à la confrontation".

Cet entretien a été accordé à l'AFP par Bachar al-Assad, dans son bureau à Damas. "Cette attaque est la première preuve que (.) le régime aux Etats-Unis (ne change pas)", a affirmé le président syrien dont les relations avec Washington ont toujours été chaotiques.

"Les États-Unis ne sont pas sérieux (dans la recherche) d'une solution politique quelconque".

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