Macron gagnerait à tous les coups au second tour — Sondage

20 Avril, 2017, 21:11 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • En pleine dynamique Mélenchon prononce à Marseille une ode vibrante à la paix

Cette "quille" est le leader de La France Insoumise dont une remontée spectaculaire effraye François Hollande.

Le 5 février dernier, Jean-Luc Mélenchon tenait un meeting à Lyon, mais en même temps à Paris grâce à un hologramme. Emmanuel Macron écraserait alors la dirigeante d'extrême droite.

Ce petit écart est bien entendu dans la marge d'erreur (estimée au maximum à 2,5%) mais une analyse sur le long terme confirme cette progression. Il regrette que "l'émotion" et les dynamiques de campagne aient pris le pas sur la "raison" et le fond. "Il y a un péril face aux simplifications, face aux falsifications, qui fait que l'on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte", lance-t-il ainsi à propos du candidat de La France insoumise, dans un entretien à paraître dans Le Point. "S'il dit explicitement qu'il soutient Macron, c'est le baiser de la mort" pour le candidat d'En Marche!

Plusieurs de ses proches ont d'ores et déjà choisi, eux, de soutenir officiellement son ancien protégé. Ainsi, en privée, le président laisserait entendre sa préférence pour Emmanuel Macron. Mais dans Le Point, il a ce mot d'encouragement pour celui qui a pourtant contribué à l'empêcher de se représenter: "Je considère que le politique a besoin de renouvellement".

"J'espère que le maintien de la candidature de Benoît Hamon - c'est pour ça que j'ai appelé à un rapprochement - ne coûtera pas cette qualification" pour le second tour, a déclaré pour sa part le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, à France Inter.

Dans le droit fil des confidences présidentielles, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, fidèle lieutenant de François Hollande, a réagi de la même manière à l'issue du conseil des ministres. "Je ne pense pas m'être complètement trompé", tacle-t-il.

Au deuxième tour: Macron (63%), Marine Le Pen (37%). "Je ne vois pas en quoi le programme d'Emmanuel Macron aurait des résultats différents. L'unité ça se construit!" "Rien, le néant absolu!", dénonce le candidat du PS.

En revanche, la certitude du choix des électeurs de Jean-Luc Mélenchon chute de 13 points et redevient minoritaire (47%).

Pourtant, selon un sondage réalisé fin mars par Game Changers, Ipsos et Sopra Steria, 77% des Français trouvent que la religion occupe une place trop importante dans le débat public. "Et moi, je ne souhaite pas une telle issue", martèle-t-il. Donc en réalité il n'y a chez lui que le plan B, à savoir la sortie de l'Union européenne.

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