Moscou et Washington prêts au dialogue malgré une "faible confiance"

20 Avril, 2017, 23:02 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Rex Tillerson avant sa rencontre avec le président Poutine

Une normalisation promise par Donald Trump lors de sa campagne électorale.

"Les Etats-Unis ne sont pas sérieux [dans la recherche] d'une solution politique quelconque".

De son côté, M. Poutine - qui, selon le renseignement américain, a essayé de faire élire M. Trump - a déclaré que les relations entre les deux superpuissances n'ont fait que se détériorer depuis l'arrivée au pouvoir de son homologue américain.

Suite à l'attaque chimique de mardi à Khan Cheikhoun, attribuée par les pays occidentaux aux forces armées syriennes, le Président américain Donald Trump a ordonné une frappe ciblée contre la base aérienne syrienne de Shayrat. "Notre impression est que l'Occident, principalement les Etats-Unis, est complice des terroristes et qu'il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte à l'attaque" américaine du 7 avril contre une base aérienne.

Dans cette entrevue, Bachar Al-Assad a également soutenu que son régime ne possède plus d'armes chimiques.

Après des négociations tendues et un déjeuner rondement mené avec Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie américaine avait dû attendre de longues heures dans son hôtel avant de se voir confirmer le droit de rencontrer le chef du Kremlin. Il a remercié les pays de l'Alliance transatlantique pour leur condamnation de l'attaque chimique. Le secrétaire à la Défense Jim Mattis a estimé qu'il n'y avait "pas de doute" que le régime de Damas était responsable de l'attaque chimique présumée du 4 avril, qui a fait 87 morts dans la province rebelle d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Il a ainsi mis en garde contre des "provocations" en préparation de la part des rebelles qui utiliseraient des armes chimiques pour mettre ensuite Damas en cause.

D'après cette source, les services de renseignement américains n'étaient pas au courant de l'attaque avant qu'elle ne soit perpétrée et que soit lancée cette procédure d'écoute.

"Au début de son entretien avec le secrétaire d'État, M. Lavrov a dit vouloir comprendre " les intentions réelles " des États-Unis en matière de politique internationale, afin d'éviter une " récidive " de la frappe américaine en Syrie et de travailler à la création d'un " front commun contre le terrorisme ".

"A mes collègues russes: vous vous isolez de la communauté internationale à chaque fois qu'un avion d'Assad largue un autre baril explosif sur des civils et à chaque fois qu'Assad essaye d'affamer une communauté", a-t-elle déclaré lors d'une réunion tendue du conseil de sécurité.

Les enquêteurs des Nations Unies sont déjà mandatés par des résolutions antérieures pour enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, mais Paris, Londres et Washington voulaient insister sur la nécessité d'une recherche approfondie sur l'attaque de Khan Cheikhoun.

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