Sondage: Macron et Le Pen progressent, baisse de Fillon et Mélenchon

20 Avril, 2017, 22:28 | Auteur: Sebastien Chopin

A moins d'une semaine du premier tour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen progressent légèrement (+0,5 point chacun) avec respectivement 24% et 23% des intentions de vote selon un sondage Elabe pour BFMTV et L'Express publié lundi 17 avril. Il en a profité pour brocarder ses adversaires sans les nommer, ironisant sur le choix entre "Thatcher ou Trotsky, Fidel Castro ou Maurras", un théoricien de l'extrême droite française qui vit dans la défaite de 1940 face aux nazis une "divine surprise". Samedi environ 400 personnes ont manifesté à proximité de la salle de 6.000 places où elle est attendue.

Son discours d'une heure devrait être précédé de "quelques prises de parole courtes de gens du mouvement, des nouveaux visages issus de la société civile", selon l'entourage de M. Macron. François Fillon perdrait face à Jean-Luc Mélenchon lequel distancerait la présidente du FN en cas de second tour.

Ce "message de rassemblement" sonne comme une réponse indirecte à Marine Le Pen, qui a délivré un de ses discours les plus durs samedi à Perpignan. La campagne a été rude.

"Avec moi, il n'y aurait pas eu de Mohamed Merah", qui se proclamait "combattant d'Al-Qaïda" et avait tué en 2012 trois militaires ainsi que trois enfants et un enseignant juifs, et "il n'y aurait pas eu les terroristes migrants du Bataclan et du stade de France" qui ont fait 130 morts en novembre 2015, assure aussi Marine Le Pen. Mes opposants de tous bords n'ont cherché qu'une seule chose: "m'abattre plutôt que débattre".

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Assommé fin janvier par les révélations d'emplois fictifs présumés visant notamment sa femme Penelope, inculpé pour détournements de fonds publics, M. Fillon a mis deux mois à s'extraire un peu de ces affaires.

"Pendant ces 36 ans, j'ai géré ma commune, je l'ai développée, j'ai été élu à plus de 70% à chaque fois, j'ai développé ma région, privatisé les télécoms, fait la réforme des retraites, j'ai été Premier ministre pendant une crise financière très difficile, je pense que cela me donne de l'autorité morale", a-t-il insisté.

Lundi, le tribun de la gauche radicale a vogué sur une péniche aux abords de Paris. Au total, avec désormais 19 % des intentions de vote, il ne s'est pas contenté de distancer définitivement le candidat socialiste, Benoît Hamon; il fait jeu égal avec François Fillon et peut se qualifier pour le second tour si cette dynamique se poursuit durant la dernière semaine. Il compte à nouveau créer l'événement mardi, avec un rassemblement à Dijon (centre) répliqué par hologramme dans six villes.

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