Un réseau de pédopornographie sur WhatsApp démantelé

20 Avril, 2017, 00:17 | Auteur: Djeferson Maurice
  • Démantèlement d'un trafic de matériel pédopornographie en Amérique latine

Cette opération, lancée par la police nationale espagnole en coordination avec Interpol et Europol, ciblait des individus s'échangeant des images et des vidéos pédopornographiques via l'application WhatsApp de leur mobile. 39 personnes ont été arrêtées dans plusieurs pays d'Europe et d'Amérique Latine.

Cette enquête internationale a mobilisé les services de police d'Espagne, de 15 pays d'Amérique Latine, d'Europol et d'Interpol.

Après avoir mis la main sur des "preuves claires d'un partage prolifique d'images indécentes", les enquêteurs espagnols ont découvert des liens avec des utilisateurs de groupes privés sur WhatsApp.

Mais les enquêteurs sont tout de même parvenus à identifier plus de 130 suspects, consommateurs d'images et producteurs. Les autres arrestations ont eu lieu en Colombie, en Italie, en Bolivie, en Allemagne, au Costa Rica, au Paraguay, au Chili, au Salvador et au Portugal, sans que la police espagnole ne puisse dresser de profil-type.

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Un groupe de pédophiles international qui utilisait WhatsApp et le web profond pour partager des photos et des vidéos d'abus d'enfants, a été arrêté.

Europol, qui évoque un " réseau criminel interconnecté " a indiqué que 25 groupes formés uniquement sur invitation, qui utilisaient la messagerie pour diffuser des contenus pédopornographiques, étaient actuellement analysés. Parmi les suspects, des consommateurs, mais aussi plusieurs producteurs de ces enregistrements de mineurs de huit ans tout au plus.

Revenge porn: l'enquête étendue à toute l'armée US et à des sites gayChez WhatsApp, qui appartient à Facebook, un porte-parole a souligné mardi que "l'exploitation des enfants n'a pas sa place sur WhatsApp". Les plus jeunes victimes n'ont que quelques mois.

Pour le coordinateur des opérations de lutte contre le crime envers les enfants au sein d'Interpol, Bjorn Sellstrom, cette opération "envoie un message important": la police à travers le monde reste unie pour amener devant la justice ceux qui "participent à ou profitent de ces crimes odieux". Début 2017, la base de données internationale sur l'exploitation sexuelle des enfants d'Interpol avait permis d'identifier 10 000 victimes, a souligné le responsable d'Interpol Rafael Millan au cours de la conférence de presse à Madrid.

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