Une "action violente et de manière imminente sur le territoire national" — France

20 Avril, 2017, 16:34 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Denis Charlet  AFP

Les policiers ont saisi dans l'appartement occupé par les deux hommes à Marseille trois kilos de TATP, un explosif artisanal prisé des jihadistes, une grenade artisanale, plusieurs armes à feu dont un pistolet-mitrailleur, des sacs de munitions et un drapeau de l'État islamique, a notamment expliqué le procureur. "Nos services et nos policiers ont travaillé de manière remarquable, nous permettant d'arrêter deux personnes qui vont maintenant être confrontées aux juges et aux policiers pour que nous sachions exactement quelles étaient leurs intentions", a-t-il ajouté.

Hier, deux hommes, Mahiedine M., 29 ans, et Clément B., 23 ans, ont été interpellés dans le cadre d'une enquête en flagrance ouverte à Paris pour association de malfaiteurs et infraction à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste.

En effet, les deux suspects ont été interpellés à la sortie d'un appartement situé rue de Crimée, dans le 3e arrondissement de la cité Phocéenne. Ces interpellations surviennent à cinq jours du premier tour de l'élection présidentielle française. Ils étaient recherchés par la DGSI depuis plusieurs jours.

Des armes de poing ou longues et du matériel rentrant dans la composition d'explosifs ont été retrouvés lors de perquisitions à Marseille. "Tout est mis en oeuvre pour assurer la sécurité de ce rendez-vous majeur" qu'est l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai, a-t-il assuré. Plus de 50.000 policiers et soldats, appuyés par des militaires, seront mobilisés pour assurer la sécurité du scrutin, dont le premier tour s'annonce serré entre quatre candidats, extrême droite, droite, centre et gauche radicale.

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Ce matin, si certains médias mettent en parallèle les frappes opérées en Syrie et en Irak contre "Daech " et le lourd bilan payé par la population française ces deux dernières années en matière de terrorisme (238 morts), pour l'essayiste et géopolitologue Frédéric Encel, professeur de relations internationales à la PSB Paris School of Business et maître de conférences à Sciences Po Paris, les djihadistes visent avant tout la France pour ce qu'elle représente et non pour ses interventions extérieures.

C'était la hantise du gouvernement français: un attentat visant un des onze candidats à la présidentielle ou les électeurs lors d'un rassemblement. "Là il y a une vraie incertitude", souligne Frédéric Dabi, de l'institut de sondage Ifop. "On était à 20% en 2012, 18% en 2007, là on serait autour de 30%".

Une première enquête préliminaire avait été ouverte le 5 avril contre Mahiedine M., né à Croix (Nord), après la remontée d'indices attestant la préparation d'une action violente imminente, selon la source proche du dossier. Après avoir vogué sur une péniche en région parisienne lundi, Jean-Luc Mélenchon prévoyait un meeting reproduit par hologramme dans six villes. Certainement plus à la portée des deux djihadistes en herbe, Marine Le Pen réunit ses partisans ce mercredi soir... au dôme de Marseille. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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