La responsabilité d'Assad ne fait "aucun doute" (responsable) — Attaque chimique

21 Avril, 2017, 01:59 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Syrie: entretien Tillerson-Lavrov après une escalade verbale

Les accusations à l'encontre de Damas concernant l'attaque chimique d'Idlib sont fabriquées à 100%, a déclaré le président syrien.

"Les seules informations dont dispose le monde jusqu'à présent sont celles publiées par la branche d'Al-Qaïda" poursuit le chef de l'Etat syrien en référence au groupe jihadiste, Fateh al-Cham, qui contrôle la ville de Khan Cheikhoun avec les rebelles.

En outre, il indiqué qu'il accepterait uniquement une enquête "impartiale" de cette affaire.

Alors qu'il réclame, avec ses alliés russes, une enquête internationale ("à condition qu'elle soit impartiale"), Bachar al-Assad riposte par le biais de son commandement général de l'armée et des forces armées. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré à la suite de ses entretiens avec Rex Tillerson à Moscou que l'OIAC doit être autorisée à mener ses travaux de manière impartiale.

M. Assad a affirmé que la Russie, son allié dans la guerre, n'avait "pas eu le temps d'avertir" son régime de la frappe américaine à venir.

L'attaque chimique était aussi au centre d'entretiens mercredi à Moscou entre le ministre américain des Affaires étrangères Rex Tillerson avec son homologue russe Sergueï Lavrov et le président russe Vladimir Poutine. Comme l'explique CNN, les données issues de ces écoutes ne donnent pas forcément lieu à des investigations approfondies immédiates, et elles ne sont généralement analysées qu'a posteriori, lorsqu'un événement, tel que l'attaque chimique de Khan Cheikhoun, le nécessite.

More news: Violences à Bastia : "dégôuté", l'ex-entraîneur Ciccolini se dédouane
More news: INFOGRAPHIE - Quels seront les prochains astéroïdes à frôler la Terre?
More news: Bournemouth, fin de saison pour Wilshere ?

Les deux camps semblent toutefois plus éloignés l'un de l'autre que jamais, dans la foulée de l'attaque chimique qui a fait plus de 80 morts la semaine dernière en Syrie et de la décision de Washington d'ensuite punir le régime Assad en lançant une soixantaine de missiles de croisière contre une base aérienne.

Commentant les frappes américaines sur la base aérienne d'Al-Chaayrate, il en a minimisé l'impact.

Bachar va même plus loin et se montre provocateur: "Notre puissance de feu, notre capacité à attaquer les terroristes n'a pas été affectée par cette frappe", a-t-il déclaré toujours pour l'AFP.

Interrogé s'il avait perdu un partenaire potentiel en la personne du président américain Donald Trump, M. Assad a affirmé: "j'étais très prudent à exprimer mon opinion à son sujet (.) Je disais toujours 'attendons de voir ce qu'il va faire".

"Cette attaque est la première preuve que (.) le régime aux Etats-Unis (ne change pas)", a affirmé le président syrien dont les relations avec Washington ont toujours été chaotiques.

Pour M. Assad, M. Trump a pris le parti de la rébellion. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Recommande: