Une usine saisie au Venezuela — General Motors

21 Avril, 2017, 02:41 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Marché: GM annonce la confiscation de son usine au Venezuela par les autorités

L'usine du premier constructeur américain au Venezuela a la capacité de construire 100 000 véhicules par an, mais se trouvait en réalité à l'arrêt alors que la crise économique du pays pétrolier a privé les entreprises d'accès aux dollars pour importer des pièces.

D'autres actifs du groupe, comme des véhicules, ont été pris illégalement dans ses infrastructures, a déclaré la filiale du constructeur américain General Motors Venezolana (GMV) dans un communiqué.

C'est dans cet atmosphère de guerre civile que General Motors a annoncé le 19 avril 2017 la saisie par les autorités vénézuéliennes de son usine de Valencia, dans le nord du Venezuela. General Motors "rejette fermement les mesures arbitraires prises par les autorités et prendra vigoureusement toutes les actions légales, au Venezuela et ailleurs, pour défendre ses droits", a-t-il indiqué dans un communiqué.

La saisie est source, selon GM, de "dommages irréparables" pour la société, ses 2.678 employés, ses 79 revendeurs et ses fournisseurs.

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Cette confiscation intervient dans un contexte de forte détérioration du climat des affaires dans le pays plongé dans une crise économique, qui a déjà éprouvé de nombreux groupes américains. Le groupe a promis un recours en justice contre la mesure.

La pénurie touche également les matières premières nécessaires à l'industrie automobile. De nombreuses usines ont drastiquement réduit leur production. Un nombre croissant de sociétés ont sorti leurs opérations vénézuéliennes de leur comptes consolidés.

Près de vingt arbitrages internationaux impliquent le Venezuela, en lien avec les nationalisations menées par l'ex-dirigeant socialiste Hugo Chavez.

Cette pratique des autorités du pays n'est pas nouvelle: en 2014, elles avaient annoncé la reprise "temporaire " de deux usines du fabricant de détergents américain Clorox, qui avait juste avant quitté le pays.

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