Avant ses 100 jours, Trump propose une baisse d'impôts massive

27 Avril, 2017, 15:40 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Donald Trump lors d'une cérémonie du souvenir de l'Holocaust le 25 avril 2017 à Washington- AFP

Pour les entreprises, le taux d'imposition sur les bénéfices sera ramené de 35% à 15%.

La réforme fiscale américaine, présentée mercredi soir, est cruciale pour Donald Trump. Le nouveau président américain, qui parle d'une des réformes fiscales "les plus importantes" dans l'histoire des États-Unis, souhaite redonner de la marge de manœuvre aux entreprises et aux ménages américains.

Selon un document émis par la Maison blanche dévoilant les grandes lignes de la réforme fiscale promise par le candidat républicain, le président américain propose d'abaisser l'impôt sur les sociétés à 15% contre au moins 35% actuellement.

Les entreprises qui décideraient, suite à cette réforme, de rapatrier les milliards de dollars qu'elles détiennent à l'étranger, pourraient le faire en n'acquittant qu'une seule fois l'impôt sur cette opération.

Les trois taux appliqués aux ménages seront de 10%, 25% et 35% et la déduction forfaitaire dont bénéficient tous les ménages sera doublée. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

De nombreuses sources, notamment CNN et Politico, avaient annoncé durant la journée que le président américain Donald Trump s'apprêtait à signer un décret qui retirerait les États-Unis de l'entente tripartite. La Maison Blanche a commencé à dresser un bilan avantageux des 100 premiers jours, énumérant les accomplissements du dirigeant républicain: 30 décrets signés, 28 lois promulguées, baisse du nombre d'arrivées de clandestins, 38 coups de fils avec des dirigeants étrangers. "Nous allons aussi vite que possible", a dit le secrétaire au Trésor.

L'objectif initial de faire adopter par le Congrès un texte sur le sujet avant août " est très optimiste voire pas réaliste actuellement", avait expliqué en début de semaine dernière Steven Mnuchin au quotidien britannique, affirmant toutefois qu'il misait toujours sur un remaniement du code fiscal d'ici la fin de l'année.

M. Mnuchin pense que le plan Trump " s'autofinancera", en créant de la croissance, qui en retour créera plus d'emplois et donc plus de contribuables, ce qui générera suffisamment de nouvelles recettes fiscales pour compenser le manque à gagner de la baisse d'impôt. "Il sabrerait les impôts pour lui-même et ses copains milliardaires, tout en augmentant le déficit sans rien faire pour la classe moyenne", a déclaré le sénateur Bernie Sanders.

Cette proposition doit encore être soumise au Congrès pour approbation. "Il n'y a jamais eu une seule analyse crédible (.) pour suggérer que les réductions d'impôts vont se financer elles-mêmes", assure aussi le républicain Douglas Holtz-Eakin, président du centre d'études économiques American Action Forum.

L'homme fort du président Trump dans ce dossier, le secrétaire au Commerce Wilbur Ross, a lui-même reconnu que les négociations seront de plus en plus difficiles si elles s'éternisent l'an prochain.

Steve Mnuchin a ajouté que Donald Trump était favorable à ce que les multinationales puissent rapatrier leurs bénéfices réalisés à l'étranger à un taux nettement inférieur aux 35% actuels.

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