Un dur chemin attend Mme May — UE-Brexit

03 Mai, 2017, 13:47 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Theresa May le 27 avril 2017 à Chesterfield-POOL  AFP  Anthony Devlin

"''La négociation, elle est entre l'Union et le Royaume-Uni".

Le projet d'orientations proposé par le président du Conseil européen, le polonais Donald Tusk, a été présenté aux États membres le 31 mars. Aux yeux des Européens, Theresa May n'a pas pris la mesure de ce que signifiait le départ du Royaume-Uni.

La " priorité numéro 1 " est les droits des citoyens affectés par le Brexit, principalement les trois millions de ressortissants des 27 pays membres de l'UE établis au Royaume-Uni, qui s'inquiètent pour leurs droits. Le Danemark a signé un accord de coopération avec Europol pour "éviter les effets négatifs" du retrait, le 1er mai, de Copenhague de l'agence européenne. "Notre unité est également dans l'intérêt du Royaume-Uni", a-t-il ajouté.

"Toutefois, il y a des risques entourant à la fois les élections - par exemple, si les électeurs votent en fonction du Brexit et non en fonction des clivages partisans traditionnels - et les négociations du Brexit", poursuit l'agence de notation dans un communiqué.

La substance: le Brexit est une mauvaise affaire pour tout le monde, mais ce sont les Britanniques qui en supporteront le coût le plus lourd. "Quand on prend une décision, il faut en assumer les conséquences", a affirmé ce samedi matin le Premier ministre belge Charles Michel à son arrivée au sommet des 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE consacré au Brexit. Il a réaffirmé que le bloc souhaitait "une future relation forte" avec son voisin. Les 27 veulent d'abord organiser le divorce d'avec Londres, avant d'envisager des accords futurs.

L'autre ouvrage à mettre sur le métier très rapidement est le règlement financier de la sortie du Royaume-Uni.

Sur ce point, Theresa May pourrait s'accorder avec les dirigeants européens.

Jean-Claude Juncker promettait "un vrai débat".

La question de la facture que Londres devra payer en quittant l'UE promet d'être l'un des sujets les plus épineux des tractations.

Les Vingt-sept ont mis la balle dans le camp de Londres.

Les 27 jugeront d'eux-mêmes de l'avancée des progrès avant de passer à la phase suivante, peut-être avant la fin de l'année "si les choses se passent bien", avance le haut responsable européen. Et donc réduire le risque d'une "chute de la falaise", c'est à dire d'une sortie abrupte de l'UE sans accord de transition, le scénario le plus risqué pour l'économie britannique. Il s'agissait de leur premier face à face depuis qu'elle a lancé le 29 mars le processus de sortie des Britanniques du giron européen. M. Juncker, de son côté, a demandé aux Britanniques de "ne pas sous-estimer les difficultés techniques" rencontrées par l'UE. "Nous avons déjà préparé un texte et nous attendons que les Britanniques le signent, mais cela n'arrivera probablement pas".

"Nous pensons en outre que le Brexit continuera de créer des problèmes politiques et constitutionnels difficiles pour ce qui est de l'unité du Royaume-Uni, notamment s'il aboutit à un deuxième référendum sur l'indépendance écossaise ou s'il accroît les tensions autour de l'Irlande du Nord", dit-elle.

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