Etats-Unis: Joe Lieberman pressenti pour être le futur patron du FBI

19 Mai, 2017, 16:47 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • A la Maison Blanche les équipes de Donald Trump désemparées

Le numéro deux du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, qui a annoncé la nomination de Robert Mueller, directeur du FBI de 2001 à 2013 (sous George W. Bush puis Barack Obama) au poste de procureur spécial, devait rencontrer jeudi après-midi les sénateurs démocrates comme républicains pour leur expliquer son initiative, qui a été très bien accueillie sur Capitol Hill. Ils demandent la production des notes de M. Comey pour prouver ses dires.

"Et cela signifie, avant de se précipiter dans un jugement, que nous devons obtenir toutes les informations pertinentes", a-t-il déclaré, en s'en remettant aux commissions du Congrès qui enquêtent sur la tentaculaire affaire des ingérences russes dans la campagne électorale américaine de 2016.

Depuis cette éviction brutale, la presse a rapporté que Donald Trump aurait fait pression sur M. Comey pour qu'il classe le volet de l'enquête concernant Michael Flynn, son éphémère conseiller à la sécurité nationale soupçonné de jeux troubles avec les Russes.

"Ce n'est pas un récit fidèle (.) de la conversation entre le président et M. Comey", a indiqué un responsable de l'administration sous couvert d'anonymat.

Selon le New York Times, M. Comey était connu auprès de ses collaborateurs pour noter scrupuleusement le contenu de toutes les conversations dont il pensait qu'elles pouvaient prêter à discussion par la suite. "C'est un test sans précédent pour le pays". Il est entre autres reprochés à ce dernier, remercié en février, d'avoir omis de révéler des contacts répétés avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis l'an dernier. "C'est une des plus graves accusations qu'on puisse porter contre un dirigeant", a renchéri le sénateur démocrate Dick Durbin. Mais le président devra composer avec une pression de plus en plus forte. Interrogée par le New York Times, une professeure de la Georgetown University estime que ces actes constituent "théoriquement" une "obstruction de justice".

Ces informations avaient été communiquées par un partenaire des États-Unis qui n'avait pas donné l'autorisation à Washington de les partager.

Donald Trump tente de s'extirper de l'étreinte des scandales à répétition depuis qu'il a renvoyé James Comey, le patron du FBI, le 9 mai dernier. Le Président russe Vladimir Poutine n'a pas raté l'occasion de faire à nouveau preuve d'humour et a déclaré qu'il blâmerait son chef de la diplomatie pour ne pas lui avoir fait part des secrets révélés par Donald Trump.

Pour Leon Panetta, ancien directeur de la CIA, cette nouvelle affaire "entame la crédibilité de la présidence" américaine.

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