"Il était temps de tourner la page", explique Castaner — Gouvernement Macron

19 Mai, 2017, 05:47 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Christophe Castaner : Les premiers pas du nouveau Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement

Le gouvernement d'Edouard Philippe a tenu son premier Conseil des ministres, jeudi 18 mai.

Sur Twitter, plusieurs de nos confrères soulignent qu'il sera donc impossible d'interroger les ministres à l'issue du conseil et que, par ailleurs, la photo des membres du gouvernement sera "poolée", c'est à dire réalisée par un nombre réduit de photographes choisis par l'Elysée, et sans caméras de télévision.

" Je n'imaginais pas ne pas être à la tête de mes troupes dans une bataille que je considère comme fondamentale", a confirmé Mme Le Pen, qui a également reconnu que son débat d'entre-deux-tours avait été " raté", avec " peut-être trop de fougue " pour exprimer " les très grandes craintes " d'une élection d'Emmanuel Macron, jugeant aussi une " réflexion " nécessaire sur la sortie de l'euro prônée par le FN. Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters Sans Frontières, a réagi fermement, "ce n'est pas le rôle de l'Elysée de sélectionner les journalistes lors des déplacements officiels".

Le président Macron ne veut pas "verrouiller sa com'" mais exige des ministres "confidentialité" et "discipline", a assuré Christophe Castaner, invoquant des "raisons pratiques", en l'espèce l'organisation de la traditionnelle photo de famille du gouvernement dans le vestibule du palais présidentiel et non dans les jardins en raison d'une météo capricieuse. "Si j'ai l'occasion, je vous apporterai des éléments d'éclaircissement sur ce sujet". Mais surtout, et la décision est encore plus inhabituelle, pour le déplacement du président français au Mali aujourd'hui, les responsables presse de l'Élysée ont contacté directement les journalistes qu'ils veulent inviter, sans laisser ce choix aux rédactions, une entorse sans précédent aux relations entre pouvoir et médias. "Vous pensez que ce sont de bonnes conditions d'exercice de la liberté de la presse?", s'est inquiété la journaliste du quotidien de gauche.

Christophe Castaner l'a toutefois proclamé, interrogé sur la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et les éventuels préalables qu'il aurait pu poser: un "ministre ne pose pas de conditions" à sa nomination.

Dans un premier temps, Christophe Castaner a botté en touche, refusant de réagir: "J'entends bien [.] je relaierai", lâche-t-il.

Son interlocutrice, à qui on avait déjà repris le micro, a alors rappelé, en haussant le ton pour se faire entendre, que ce n'était pas "la constitution d'un pool" qui dérangeait les journalistes, mais bien "le fait de choisir" ceux qui le composent. Il salue le "vrai renouvellement" opéré par Emmanuel Macron et Édouard Philippe dans la composition du gouvernement. En Marche! avait accusé notre média d'être un organe de propagande véhiculant "de fausses informations", sans pour autant fournir de preuves.

Et concernant les législatives mais sur la première circonscription des Alpes de Haute Provence Colette Charriau a lancé sa campagne hier. Lorsque les journalistes ont voulu connaître la raison de ce refus, la réponse fut expéditive: "Restez sur la voie publique, s'il vous plaît".

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