L'action en berne après la nomination de Nicolas Hulot — EDF

19 Mai, 2017, 15:55 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Rappelez-vous : avant d'être ministre, Nicolas Hulot a été star sur TF1

Mais il a finalement décidé de se lancer dans l'arène mercredi 17 mai, en acceptant le ministère de la Transition écologique et solidaire. Il est nécessaire de se retrouver sur l'essentiel.

Pour sa première intervention médiatique depuis sa nomination, mercredi, le militant écologiste a concédé un autre point de divergence avec Emmanuel Macron - le chef de l'Etat est favorable à Notre-Dame-des-Landes mais ouvert à la concertation -, sur le nucléaire. "Je sens que le président va m'aider dans ma tâche".

Rappelant que la France a fait le choix dans les années 70 "de mettre le nucléaire au centre de sa production électrique", il a indiqué qu'il ne s'agissait pas de "faire table rase du passé".

Alors que l'ancien animateur d'Ushuaïa avait dit non à Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, beaucoup d'observateurs et de politiques ont estimé qu'il avait sans doute obtenu des gages solides pour dire oui cette fois-ci à Emmanuel Macron, notamment sur le projet d'aéroport Notre-Dame-des-Landes auquel il est opposé ou la réduction du nucléaire. "Ma conviction est qu'il existe d'autres alternatives", a-t-il expliqué. Nous allons rentrer dans une phase de consultation.

"Toutes les solutions et les options sont sur la table".

"Je pense que la meilleure démonstration pour apaiser, c'est que par rapport aux contraintes, aux visions, des uns et des autres, il y a probablement une autre option qui permettra de satisfaire les intérêts des uns et des autres", a-t-il dit, ouvrant la voie à une solution de remplacement. "Ce qui est important est de faire baisser la part du nucléaire".

Avant de conclure: "Le nucléaire qu'on soit pour ou contre de toute façon on ne peut pas s'en passer demain matin". Si un médiateur vient remettre à plat les enjeux au regard des dernières données économiques, le sort du projet pourrait déjà être scellé, au regard du désaccord clair du ministre de la Transition écologique et solidaire. "Est-ce que le 50% (d'énergie produite en France issue du nucléaire) en 2025 est atteignable?" Il annonce que le programme du président de la République concernant les renouvelables répond pleinement à ses attentes concernant le prix du carbone à 100 €/t en 2030, la mise en œuvre de l'accord de Paris ou le lancement d'appels d'offres pour 26 GW de puissance électrique renouvelable, dans la droite ligne de l'action de Ségolène Royal. "J'ai promis de préserver cet acquis", a-t-il ajouté.

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