Nicolas Hulot confirme une réduction du nucléaire

19 Mai, 2017, 17:25 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Nicolas Hulot fera-t-il partie du gouvernement d'Edouard Philippe? Réponse ce mercredi à 15 heures

Après le Premier ministre, Édouard Philippe à la radio, c'est le nouveau ministre de l'Environnement, Nicolas Hulot, qui s'est exprimé sur Notre-Dame-des-Landes au 20 heures de France 2. Il a personnellement dit son opposition au projet d'aéroport pendant longtemps avant de se plier au résultat de la consultation de juin dernier et à la victoire du oui.

Nicolas Hulot s'était prononcé contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes par le passé.

On l'a rappelé avant qu'il ne soit nommé ministre d'Etat à la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot est un opposant au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

"Dans ma génération, on a connu, par exemple, les dérives qui ont pu avoir lieu en Allemagne et en Italie", a souligné M. Collomb, 69 ans, faisant référence aux actions violentes des Brigades Rouges ou de la Bande à Baader qui ont ensanglanté la péninsule italienne et la République fédérale d?Allemagne (RFA) dans les années 1970 et 1980. "Ma conviction est qu'il existe d'autres alternatives. Il y a probablement une autre option qui permettra de satisfaire les intérêts des uns et des autres". Les questions sur le dossier du nucléaire ont notamment fait plonger en Bourse l'action EDF, mercredi.

Nicolas Hulot est pour l'arrêt du nucléaire. contrairement à Emmanuel Macron pour qui cette source d'énergie "a un avenir".

Cependant "la démonstration se fera peut-être chemin faisant qu'on peut aller plus loin que 50% (d'énergie non nucléaire, NDLR), a-t-il dit, tout en prévenant que "peut-être que le développement des énergies renouvelables sera plus lent que prévu". "Ce qui est important est de faire baisser la part du nucléaire. Parce qu'il en est de l'énergie comme de beaucoup de domaines, mettre tous ses oeufs dans le même panier, ce n'est pas une bonne chose", a-t-il plaidé.

"Il faut faire attention à ce que la violence du langage d'un certain nombre d'hommes et de femmes politiques ne finisse pas dans la violence des actes", a-t-il poursuivi.

Il a confirmé l'objectif, pour 2025, de réduction de la part de l'électricité d'origine nucléaire de 75% à 50% et a confirmé que la centrale de Fessenheim - située à moins de 50 kilomètres de Bâle - serait fermée au terme du décret pris en avril par la ministre Ségolène Royal, qui l'a précédé.

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