Plus de 50 morts dans une attaque de l'Etat Islamique — Syrie

19 Mai, 2017, 08:18 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Plus de 50 morts dans une attaque de l'EI en Syrie

Sur le plan politique, les représentants du régime et de l'opposition ont accepté, dans le cadre des pourparlers de paix qui ont repris mardi sous l'égide de l'ONU à Genève, de discuter d'une nouvelle Constitution, sujet majeur à l'ordre du jour.

Les victimes sont "pour la plupart non syriennes", a ajouté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG proche des rebelles.

Un autre responsable américain a précisé à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, que les forces pro-régime frappées étaient "probablement" des milices chiites, sans être plus précis sur leur identité.

L'armée américaine a mené jeudi une frappe aérienne contre des miliciens soutenus par le régime syrien et par l'Iran, qui étaient intervenus contre des rebelles appuyés par Washington dans le sud de la Syrie, ont déclaré jeudi des responsables américains.

Les Etats-Unis et la coalition ne bombardent pas les forces liées au régime syrien, à l'exception du bombardement de la base aérienne syrienne d'Al-Chaayrate début avril décidée par le président Donald Trump après une attaque chimique imputée au régime.

Au cours de l'attaque, 52 personnes ont péri, dont au moins 15 civils et 27 miliciens prorégime, a précisé l'Observatoire. L'organisation terroriste a, quant à elle, perdu 15 de ses combattants. L'assaut a visé deux villages dans l'est de la province de Hama: Aqareb, où la population est en majorité ismaélienne, et Maboujé, où vivent des sunnites et des minorités jaafarite, ismaélienne et alaouite.

L'agence officielle Sana, citant une source hospitalière, a affirmé que l'attaque avait fait 52 morts et une centaine de blessés à Aqareb, sans faire mention du village de Maboujé. Plus de 37 civils avaient été exécutés et 50 autres kidnappés, principalement des femmes.

La progression des rebelles appuyés par Washington face aux djihadistes, ces deux derniers mois dans la région de Badia, a alarmé le régime syrien et ses alliés.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes appuyée par la coalition internationale, sont à la porte de leur bastion de Raqa; les forces du régime pourchassent les jihadistes dans les provinces de Homs, d'Alep et de Hama tandis que les rebelles avancent dans le sud.

Un porte-parole du Haut Comité des Négociations (HCN) de l'opposition syrienne a laissé entendre que le bombardement avait frappé des milices soutenues par l'Iran.

"Le travail des experts n'a rien à voir avec la Constitution".

"Nous n'avons pas frappé tout le convoi, seulement certains véhicules de tête", a-t-il par ailleurs précisé.

Il y a eu des "tentatives apparentes de la Russie" pour dissuader les forces bombardées de se diriger vers At Tanf, a indiqué le colonel Dillon.

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