Un procureur spécial se chargera de l'enquête — Affaire Trump-Russie

19 Mai, 2017, 17:52 | Auteur: Phil Beauvilliers

C'est pour cette raison qu'ils attendent avec impatience le témoignage de M. Comey, invité à s'expliquer directement au Congrès.

Il semble que toute tentative d'interférer dans l'enquête et les procédures en cours, pourra être sanctionnée, ce qui n'a pu être le cas lors du congédiement de James Comey par Donald Trump, même si majoritairement les américains sont convaincus qu'il s'agissait d'une tentative du gouvernement Trump de freiner l'enquête sur l'ingérence de la Russie dans les élections américaines et sur les liens de membres de son gouvernement avec la Russie. Donald Trump est accusé d'avoir demandé mi-février au chef du FBI James Comey de fermer les yeux sur l'enquête qui compromettrait le conseiller en matière de sécurité nationale Michael Flynn. C'était dans un article de "Politico" d'avril 2016, qui estimait que la rhétorique incendiaire du candidat républicain sur sa promesse de torturer les terroristes et de tuer leurs familles pouvait constituer un crime susceptible de déboucher sur une destitution.

Le président des Etats-Unis Donald Trump s'est posé jeudi en victime d'une chasse aux sorcières sans précédent, au lendemain de la nomination d'un procureur spécial dans l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle.

A cela s'ajoute une affaire distincte, qui reflète selon les détracteurs du président son incapacité à exercer la fonction suprême.

Moins de quatre mois après son arrivée au pouvoir et à quelques jours de son départ pour son premier grand voyage à l'étranger, ces révélations explosives en cascade placent le locataire de la Maison Blanche dans une position difficile. Le journal a expliqué que Donald Trump aurait parlé d'une opération préparée par le groupe djihadiste Etat Islamique, dans le bureau ovale. A leurs yeux, cette décision justifie l'enclenchement d'une procédure de destitution contre le président Trump. Le locataire du Kremlin a parlé de "schizophrénie politique" se développant aux Etats-Unis.

C'est un nouveau caillou dans la chaussure de Donald Trump.

Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a assuré qu'il n'y avait eu "aucune perturbation" dans les relations avec les alliés des Etats-Unis, mais beaucoup d'experts s'interrogeaient sur l'avenir de la coopération entre alliés en matière de renseignement.

"Ce n'est que révélation après révélation, allégation après allégation de faute grave". La place boursière évoluait encore ces derniers jours à proximité de ses records.

Le puissant Mitch McConnell, gardien de la feuille de route républicaine au Sénat, a regretté les "psychodrames" à répétitions, une rare admonestation. Elle doit déterminer si Trump a fait obstruction à la justice, si les potentiels conflits d'intérêts ou encore le partage d'informations classifiées ont compromis la présidence.

Certes, à l'heure actuelle, les républicains refusent de se joindre aux appels de l'opposition démocrate en vue de nommer un procureur spécial pour reprendre l'enquête sur la Russie. C'est hautement improbable, puisque la Chambre des représentants est républicaine, et que le Sénat est républicain. Il a dit aux journalistes avoir toujours confiance en Donald Trump.

Une poignée de républicains sont désormais favorables, avec des démocrates, à la création d'une commission d'enquête indépendante sur tous les aspects de l'affaire russe. En effet, Richard Nixon avait démissionné avant que l'impeachment débute.

Recommande: