Emmanuel Macron en première ligne au sommet du G7

27 Mai, 2017, 22:26 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Première rencontre entre Trump et Macron à l'ambassade américaine à Bruxelles

Mercredi, l'avion présidentiel " Air Force One " de Donald Trump s'était posé à Bruxelles, placée sous haute sécurité, une ville qu'il qualifia de "trou à rat ".

Emmanuel Macron avait promis d'évoquer le sujet au cours de son déjeuner de jeudi à Bruxelles avec son homologue américain. Parole tenue. "Je respecte le fait qu'il a mis sous revue les accords de Paris", a dit Emmanuel Macron en se référant à son homologue américain, mais "mon souhait, c'est qu'il n'y ait aucune décision précipitée sur ce sujet de la part des Etats-Unis d'Amérique", a-t-il ajouté.

Selon The Washington Post, c'était une poignée de main "féroce", comme le titre le quotidien, au point que les jointures de leurs doigts sont devenues blanches.

L'agence de presse Reuters disait quant à elle: "La détermination de Macron pourrait servir de leçon à la chancelière allemande Angela Merkel qui, lors d'une récente visite au Bureau Oval, avait vainement essayé de serrer la main de Donald Trump".

Donald Trump a également assuré qu'il avait parié sur une victoire d'Emmanuel Macron, alors que les idées et le programme de Marine Le Pen sont plus proches de lui.

De l'autre côté de la Manche, c'est cette fois The Guardian qui s'est amusé à qualifier cette poignée de main de "prise de jujitsu".

Sur les réseaux sociaux, le geste a été largement commenté. "Une poignée de main tout à fait normale entre deux hommes", ironise ce journaliste de Buzzfeed. M. Trump place sa main droite sur le bras droit de Dusko Markovic et se propulse devant lui, au moment où les leaders de l'OTAN entrent dans le nouveau quartier général de l'Alliance. Accueillis à Melsbroek par le Premier ministre Charles Michel et sa compagne, M. Trump et sa femme ont directement pris la direction du Palais royal pour une audience chez le couple royal. Alors que la plupart tentent une tactique d'évitement, Emmanuel Macron semble s'être mieux préparé. Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a réaffirmé à plusieurs reprises que les sanctions seraient maintenues tant que les accords de paix de Minsk ne seraient pas appliqués, mais le président Donald Trump n'a pas été aussi clair. Après quoi le Président américain est reparti, sans demander son reste. Après une série de tapes sur l'épaule pour clôturer cet échange vigoureux, les deux hommes sont finalement rentrés dans les rangs.

" Plus ambitieux que François Hollande et moins désordonné que Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron veut se réserver la grande politique étrangère et même s'il n'a pas encore de vision internationale structurée, il ne se sent pas inférieur aux dirigeants qu'il rencontre ", juge un bon connaisseur de ces affaires.

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