Donald Trump en voyage en Arabie saoudite sur fond de scandale

28 Mai, 2017, 01:52 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Le président américain Donald Trump et le roi d'Arabie Saoudite Salmane ben Abdel Aziz en compagnie de la Première dame Melania Trump à l'aéroport de Ryad le 20 mai 2017

L'Arabie saoudite et ses alliés considèrent l'Iran comme un "facteur de déstabilisation" dans le Golfe et au Moyen-Orient en raison de son "interventionnisme" dans des pays arabes comme la Syrie, l'Irak ou le Yémen.

"Les deux pays ont signé une série d'accords (.)".

Qu'il est loin le temps où le roi Salman boudait l'arrivée du président américain Barack Obama, à l'aéroport de Riyad en avril 2016.

M. Trump compte ainsi voir Ryad jouer un plus grand rôle dans la lutte contre les groupes jihadistes Etat islamique et Al-Qaïda.

Il y a un an, la monarchie saoudienne avait réservé un accueil plutôt glacial à son prédécesseur Barack Obama, critiqué pour avoir amorcé un début de rapprochement avec l'Iran. Samedi 20 mai, il a atterri à Riyad, la capitale saoudienne, et été accueilli par la traditionnelle danse du sabre.

Le président est apparu détendu, alors qu'à Washington, de nouveaux développements sur l'enquête russe venaient d'être révélés.

La fille aînée du président, Ivanka, et son époux Jared Kushner font partie de la délégation présidentielle, qui comprend aussi Stephen Bannon, conseiller stratégique de M. Trump au centre de controverses pour des déclarations jugées hostiles à l'islam.

Ryad était pavoisée de drapeaux saoudiens et américains.

Au roi de Bahreïn qu'il a rencontré dimanche matin, M. Trump a dit qu'il n'y aurait "pas de tension avec cette administration".

Si ses prédécesseurs réservaient traditionnellement leur premier déplacement à leur voisin direct - Mexique ou Canada -, l'ex-magnat de l'immobilier a choisi la monarchie pétrolière saoudienne, première étape d'un long périple qui s'achèvera en Europe.

Donald Trump et sa suite ont délaissé pour une semaine Washington et les nombreux scandales qui ont empaillé ces derniers jours - et qui pourraient bien entraîner de sérieuses difficultés politiques dans les prochains mois pour le président américain.

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