Perturbateur endocrinien : Le bisphénol A reconnu comme extrêmement dangereux

16 Juin, 2017, 18:57 | Auteur: Djeferson Maurice
  • La France précurseur dans l'interdiction du BPA

Le comité chargé de ce dossier "s'est accordé à l'unanimité sur le fait que le bisphénol A est un perturbateur endocrinien", a déclaré vendredi dans un communiqué cette agence, qui a son siège à Helsinki. Cette inscription ouvre désormais la possibilité d'en limiter l'usage à l'échelle européenne. L' Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) avait soumis en février auprès de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) une proposition de classement du bisphénol A (BPA) comme substance extrêmement préoccupante au titre de ses propriétés de "perturbateur endocrinien" pour la santé humaine.

Aussi, depuis février, l'agence française Anses avait demandé une réévaluation des risques.

L'Anses indique que les industries auront pour obligation de "notifier à l'ECHA la présence de la substance dans les articles fabriqués ou importés et d'informer l'acquéreur d'un article de la présence de bisphénol A".

Il s'agit d'une "première étape", selon l'expression d'Alice Bernard, de l'ONG de défense de l'environnement ClientEarth.

Certaines mesures de restriction ont déjà été prises par l'Union européenne à l'encontre du BPA: interdiction dans les biberons (mars 2011), dans les tickets de caisse thermiques (décembre 2016), abaissement de la valeur limite dans les jouets (fin mai). Ainsi, depuis le 1er janvier 2015, le bisphénol A est interdit en France dans les contenants alimentaires, conduisant à une baisse significative du niveau d'exposition à cette substance.

Quant à la liste d'autorisation, dont la liste des substances candidates constitue l'antichambre, elle oblige l'industrie à demander à la Commission européenne l'autorisation, renouvelable et temporaire, d'utiliser la substance.

Coup dur pour les industries du plastique.

Outre le BPA, l'ECHA a décidé d'inscrire l'acide sulfonique de perfluorohexane (PFHxS) et ses sels sur la liste des substances candidates, en raison de leurs propriétés très persistantes et très bioaccumulables (vPvB), à la demande de la Suède.

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