Le couple Jacob mis en examen pour enlèvement et séquestration — Affaire Grégory

17 Juin, 2017, 16:21 | Auteur: Gerard Affre
  • Affaire Grégory les suspects gardent le silence

Le grand-oncle du petit Grégory, Marcel Jacob, a été mis en examen vendredi pour enlèvement et séquestration suivie de mort, 32 ans après le meurtre de cet enfant de 4 ans retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne le 16 octobre 1984, a appris l'AFP de sources proches du dossier.

"Il y a un débat (sur ce qu'ils faisaient le jour de la disparition), ils ne présentent pas en l'état d'alibi qui soit confirmé ou étayé", a assuré Jean-Jacques Bosc en conférence de presse.

Jacqueline Jacob, 85 ans, tante de Jean-Marie Villemin, père de l'enfant assassiné, a quitté le Palais de justice de Dijon escortée par plusieurs gendarmes avant de monter dans un véhicule, ont constaté des journalistes de l'AFP.

De source proche du dossier, Jacqueline Jacob est restée mutique durant sa garde à vue et Marcel Jacob s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien, face aux gendarmes qui tentent de percer le mystère de la mort du petit garçon de quatre ans, à l'origine d'un grand émoi dans le pays en 1984. Son mari, Marcel Jacob, déféré dans la matinée au parquet général de Dijon, pourrait également être inculpé.

L'avocat de Jacqueline Jacob, Me Gary Lagardette, a contesté lui aussi la mise en examen de sa cliente. Le couple avait été placé en garde à vue mercredi par les gendarmes, après son interpellation dans les Vosges. Ils avaient été placés mercredi en garde à vue, ainsi qu'une belle-soeur du père, Ginette Villemin. Et les grands-parents paternels de l'enfant ont eux été entendus comme témoins à leur domicile.

"Je ne peux pas vous promettre que nous allons déboucher, ce que je peux dire, c'est que nous avons avancé significativement" dans l'enquête, a déclaré le colonel Dominique Lambert, commandant de la Section de recherches de la gendarmerie de Dijon qui dirige l'enquête.

Marcel Jacob et Michel Villemin, l'oncle aujourd'hui décédé de Grégory, étaient très liés à Bernard Laroche, premier suspect de l'affaire, tué en 1985 par Jean-Marie, le père de l'enfant qui le pensait coupable.

Le "clan Laroche" se retrouve ainsi cette semaine de nouveau au centre de l'enquête, relancée par l'analyse graphologique des lettres de menaces et autres courriers anonymes envoyés par un mystérieux "corbeau". "Les personnes qui ont participé à l'acte de l'enlèvement sont les auteurs du crime", a précisé le procureur. La grand tante est soupçonnée d'être l'auteur d'une lettre anonyme en 1983.

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