Les trois membres de la famille Villemin gardent le silence — Affaire Grégory

18 Juin, 2017, 00:02 | Auteur: Sebastien Chopin

Les deux mis en examen, âgés de 71 et 72 ans, ont " nié toute participation aux faits qui leur sont reprochés", a indiqué Jean-Jacques Bosc, lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi. Une belle-soeur du père de l'enfant, Ginette Villemin, avait été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté le lendemain, et les grands-parents paternels de l'enfant ont été entendus comme témoins à leur domicile dans les Vosges (est de la France).

"A ce stade, les investigations montrent que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime". Des expertises graphologiques sont au coeur de l'enquête, à défaut d'analyses ADN probantes, le dossier étant riche en lettres de menaces et autres courriers anonymes. Les enquêteurs se sont aussi penchés à de nombreuses reprises sur un mystérieux "corbeau" ayant revendiqué le meurtre de l'enfant, invoquant une "vengeance", en particulier dans une lettre postée apparemment avant la découverte du corps en 1984. Deux membres de la famille Villemin Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante du petit Grégory, ont été déférés au parquet général de Dijon à l'issue de leur garde à vue vendredi matin. Selon lui, les personnes qui ont participé à cet enlèvement "sont les auteurs du crime". Comme il l'avait déjà révélé la veille, les expertises en écriture indiquent ces trois lettres auraient été rédigées de la main de Jacqueline Jacob.

L'affaire n'en n'est pas à son premier soubresaut: en juillet 1985, le juge Jean-Michel Lambert opérait un spectaculaire revirement, portant ses soupçons vers la mère de Grégory, Christine Villemin, qui sera innocentée en 1993 au terme d'un non-lieu retentissant. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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