Nathalie Kosciusko-Morizet hospitalisée après une altercation avec un passant — Législative

17 Juin, 2017, 20:02 | Auteur: Nathanaël Gerin

Nathalie Kosciusko-Morizet a été agressée par un électeur mécontent jeudi 15 juin dans la matinée, sur un marché de la capitale. Son agression par un homme bien propre sur lui, arrachant ses tracts, l'insultant, avant de la pousser, simplement parce qu'il n'est pas d'accord avec la candidate, aurait mérité un sujet du bac sur la violence et la politique.

Alors qu'elle était déséquilibrée, l'ancienne ministre est tombée à terre et a été victime d'un malaise.

La candidate les Républicains a perdu connaissance durant plusieurs minutes. Elle souffre d'un traumatisme crânien.

Elle "restera en observation cette nuit", a déclaré en fin d'après-midi à la presse sa directrice de campagne, Olivia Laurentjoye, en précisant que seuls ses enfants pourront se rendre à son chevet. Elle n'a pas donné plus de détails sur la situation médicale de l'ancienne ministre. Selon plusieurs médias, le suspect, qui avait pris la fuite après l'incident, est âgé de 55 ans et maire d'une petite commune de l'Eure, dans la région d'Evreux. "C'est votre faute si on a Hidalgo aujourd'hui comme maire" à Paris, lui avait-il dit, lançant également: "Retournez dans l'Essonne!", où elle est députée sortante. Un bénévole de l'équipe de NKM, Jean-Baptiste Goulard, a poursuivi dans le métro l'homme, qui est sorti à la station suivante. Il a affirmé à l'AFP avoir alors reçu des coups de sa part.

L'adversaire de NKM dans la 2e circonscription de Paris, Gilles Le Gendre (La République en Marche), a annoncé qu'il suspendait sa campagne électorale, condamnant "fermement" l'agression.

Le Premier ministre a rendu visite à la candidate à l'hôpital Cochin, où elle a été conduite par les pompiers. Pendant que les apprentis philosophes phosphoraient sur ce texte d'Émile Durkheim, Nathalie Kosciusko-Morizet gisait inconsciente sur l'asphalte d'un marché bourgeois du Ve arrondissement de Paris.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violences volontaires " à la suite de l'agression contre Nathalie Kosciusko-Morizet.

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