Affaire Grégory: ce que l'on sait après les derniers rebondissements

18 Juin, 2017, 00:34 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Conférence de presse du général de la gendarmerie nationale Olivier Kim du procureur de Dijon Jean Jacques Bosc et du colonel Dominique Lambert le 15 juin. REUTERS  Robert Pratta

Marcel et Jacqueline Jacob, mis en examen vendredi pour séquestration suivie de mort dans l'affaire Grégory, nient toute implication, a annoncé le procureur général de Dijon, pour qui ceux ont participé à l'enlèvement "sont les auteurs du crime".

Cette affaire, qui est l'une des plus énigmatiques de l'histoire criminelle en même temps qu'un fait-divers très suivi par les médias et l'opinion, se concentre depuis le départ sur cette famille nombreuse, marquée par les rivalités et les jalousies. "On ne sait pas comment est mort Grégory et on met en examen", il est "criminel de jeter en pâture le nom d'un couple" lorsque l'on a "aucun élément matériel, rien", a dénoncé vendredi après-midi l'avocat de Marcel Jacob, Me Stéphane Giuranna, qui demandera rapidement "la nullité de la mise en examen" de son client.

La tante de Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory, vient de quitter le palais de justice de Dijon, escortée de plusieurs gendarmes.

De nouvelles expertises sur une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée au père de Grégory en 1983, avant la mort de l'enfant, orientent les soupçons sur Jacqueline Jacob. Ce courrier intéresse particulièrement les enquêteurs: si les expertises n'ont pas permis d'en identifier l'auteur, la justice constate "une similitude importante des termes" utilisés dans ce document et dans la lettre de 1983.

Et c'est le "clan Laroche" qui se retrouve de nouveau au centre de l'enquête, relancée par l'analyse graphologique des lettres de menaces et autres courriers anonymes qui foisonnent dans le dossier, à défaut d'analyses ADN probantes. D'autant plus que Marcel Jacob s'en était pris verbalement à Jean-Marie Villemin peu avant le drame.

Jacqueline Jacob, 72 ans, avait de son côté gardé une remarquable discrétion depuis le début de l'affaire. Une belle-soeur du père de l'enfant, Ginette Villemin, avait été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté le lendemain, et les grands-parents paternels de l'enfant ont été entendus comme témoins à leur domicile dans les Vosges (est de la France). Elle a longtemps été soupçonnée d'être le corbeau avec son mari Michel, un frère de Jean-Marie mort en 2010. Le parquet général a par ailleurs requis une mise en examen pour " séquestration " à l'encontre de Marcel Jacob, son époux, selon son avocat.

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