Nathalie Kosciusko-Morizet est sortie de l'hôpital — "Je vais mieux"

18 Juin, 2017, 00:38 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Nathalie Kosciusko-Morizet le 15 juin sur un marché de Paris

Déséquilibrée, l'ancienne ministre de l'Ecologie sous la présidence de Nicolas Sarkozy a chuté au sol et perdu connaissance durant plusieurs minutes. Une trentaine d'élus parisiens LR ont appelé à un rassemblement vendredi à 18 heures place Maubert, dans le 5e arrondissement de la capitale, pour "refuser la violence et défendre la démocratie". Revenue à elle, elle avait été conduite, pour subir des examens, à l'hôpital Cochin où le Premier ministre Edouard Philippe lui avait rendu visite dans la journée. Après avoir jeté au visage de NKM les tracts qu'elle distribuait sur un marché du Ve arrondissement, l'agresseur qui l'a aussi insultée s'était rué vers la bouche de métro la plus proche. "C'est votre faute si on a Hidalgo aujourd'hui comme maire" à Paris, lui avait-il dit, lançant également: "Retournez dans l'Essonne!", dont elle est députée sortante. Photographié, son visage avait été diffusé dans les médias et le parquet de Paris avait ouvert une enquête immédiatement pour "violences volontaires". Aucun suspect n'a encore été interpellé. Selon l'Elysée, ce dernier a adressé jeudi un message à Nathalie Kosciusko-Morizet "afin de prendre de ses nouvelles après l'agression dont elle a été victime" et l'a "assurée de la mobilisation des services de police afin de retrouver son agresseur".

Gilles Le Gendre, candidat de la république en marche et adversaire de Nathalie Kosciusko-Morizet dans cette deuxième circonscription de Paris, a tenu à lui apporter son soutien sur les réseaux sociaux en condamnant cet acte.

"Témoignage d'amitié et de soutien à NKM qui mène un combat courageux. Vœu de prompt rétablissement", a réagi l'ancien Premier ministre LR Alain Juppé sur le réseau social. "La violence en politique n'est pas acceptable". Il a affirmé à l'AFP avoir alors reçu des coups de sa part. En pleine distribution, un homme d'une cinquantaine d'années les lui a arrachés des mains avant de les lui jeter en pleine figure, l'insultant de "bobo de merde". Son signalement a été donné à la police.

Avant cette distribution de tracts, l'ancienne candidate à la primaire de la droite était sur le plateau de Cnews. "Moi je l'ouvre, voilà, je l'ouvre".

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