Un homme en garde à vue pour l'agression de Nathalie Kosciusko-Morizet

18 Juin, 2017, 22:26 | Auteur: Gerard Affre
  • Un passant arrache les tracts de la candidate Nathalie Kosciusko Morizet le 15 juin 2017 à Paris

En attendant de pouvoir détailler davantage sa version lorsque la garde à vue de son client sera levée, maître Antoine Lachenaud l'assure déjà: Vincent Debraize nie les faits qui lui sont reprochés. Selon l'avocat de la victime, ce maire d'une petite commune de l'Eure "nie les faits". Les investigations se poursuivent donc et les enquêteurs espèrent avoir des informations supplémentaires d'ici les prochaines heures.

Nathalie Kosciusko-Morizet, 44 ans, en ballottage défavorable face au candidat de la République en marche Gilles Le Gendre, distribuait des tracts jeudi sur le marché de la place Maubert, dans le Ve arrondissement, lorsqu'un homme d'une cinquantaine d'années les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant de "bobo de merde".

Après cette altercation survenue en présence de journalistes, l'agresseur avait pris la fuite et était parti vers la bouche de métro la plus proche. Au moment des faits, un photographe de l'AFP était également présent et a assisté à toute la scène. "J'ai besoin encore de quelque temps pour récupérer", déclarait alors NKM. Photographié, son visage avait été diffusé dans les médias et le parquet de Paris avait ouvert une enquête immédiatement.

Vendredi, plus d'une centaine de personnes s'étaient rassemblées sur les lieux de l'agression largement condamnée dans la classe politique, pour "dénoncer un acte odieux et inacceptable" et manifester "contre la violence en politique". Vincent Debraize "n'est pas un homme violent", a affirmé Jean-Louis Hermier.

"Il a passé toute la journée à Champignolles (NDLR: 33 habitants!) pour préparer les festivités autour de notre église qui accueille ce week-end la messe annuel", indique un adjoint de l'élu local.

Des proches de Vincent Debraize ont fait savoir à la mairie de Champignolles qu'il devrait bien être présent ce dimanche, notamment pour tenir le seul bureau de vote du hameau.

En effet, sa qualité d'élue, Nathalie Kosciusko-Morizet est "chargée d'une mission de service public", une circonstance aggravante dans le contexte de cette agression.

Ancien membre de l'UDI, il avait parrainé la candidature à la présidentielle d'Henri Guaino, qui s'est présenté face à NKM dans la 2e circonscription de Paris lors du premier tour des législatives, rapporte le site d'information Huffington Post.

Selon l'article 222-13 du Code pénal, les "violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n'ayant entraîné aucune incapacité de travail" sont punies de maximum trois ans de prison et 45 000 euros d'amende dans plusieurs cas.

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