Majorité En marche aux législatives : ils n'y croyaient pas!

21 Juin, 2017, 00:50 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Marielle de Sarnez Emmanuel Macron Edouard Philippe et Jean Yves Le Drian

Le patron du PS, éliminé à Paris, fait partie du cortège des battus, avec les anciens ministres Mathias Fekl, Pascale Boistard, Aurélie Filippetti, François Lamy, Kader Arif, Christian Eckert. Déjà un de ses candidats a été élu dès le premier tour. Suivent la droite LR-UDI-DVD à 21,56% et le FN à 13,20%.

Selon les résultats définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur, l'alliance La République en marche-MoDem obtient 32,32% des voix, devant le bloc LR/UDI/Divers droite (21,56%), la France insoumise/PCF (13,74%), le FN (13,20%) et le PS et ses alliés (9,51%).

Le président français, Emmanuel Macron, élu il y a un mois à peine, est en passe de remporter son pari et d'obtenir une forte majorité parlementaire.

Contrairement aux partis d'opposition qui voient dans l'abstention l'expression d'un rejet vis à vis de la politique, les proches du président interprètent le score du premier tour comme un message de soutien au programme que souhaite mettre en œuvre le jeune président de la République.

Eliminés dès le premier tour de la présidentielle, les partis traditionnels de gauche et de droite qui se partagent le pouvoir en France depuis 60 ans craignent d'être balayés. "Ce taux d'abstention catastrophique doit poser la question du mode de scrutin qui écarte des millions de nos compatriotes des urnes d'abord, et d'une représentation digne de ce nom", a-t-elle déclaré. De quoi lui assurer bien plus que la majorité absolue dans une semaine, à l'issue du second tour.

Quant au Front national et à La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qui s'annoncent comme les troisième et quatrième forces électorales du pays en voix, ils semblent dans l'impossibilité de capitaliser sur le bon score de leurs candidats à la présidentielle.

Les électeurs français qui se sont déplacés ont poursuivi le jeu de " chamboule-tout " commencé le 23 avril. Aux législatives de 2012, après l'élection de François Hollande, le PS et ses alliés avaient ainsi raflé près de 40% des voix au premier tour.

Cinq des six ministres candidats sont largement en tête dans leur circonscription, seule Annick Girardin étant en difficulté. En revanche, il peut espérer battre le record de sièges pour un seul parti, détenu par l'UMP en 2002 (365 sièges).

Le Front national et Marine Le Pen ont subi dimanche un important revers après une difficile campagne législative, avec un très net reflux en voix par rapport à la présidentielle qui devrait les priver de groupe à l'Assemblée. Mais à l'arrière-plan de cette victoire sans appel qui se dessine pour le camp Macron, le taux d'abstention jugé historiquement le plus bas de la Ve République en dit long sur le sentiment des français et françaises sur ces élections législatives et probablement sur les prochaines à venir.

Sur le bureau de l'Assemblée, dès cet été, les premiers textes se succéderont: loi de moralisation de la vie publique, nouvelle loi antiterroriste visant à pérenniser l'état d'urgence ainsi qu'une loi d'habilitation donnant à l'exécutif le feu vert pour réformer le Code du travail par ordonnances.

Le pari est presque remporté pour les membres du nouveau gouvernement dont le poste dépendait de leur élection: Richard Ferrand dans le Finistère, Bruno Le Maire dans l'Eure, Christophe Castaner dans les Alpes-de-Haute-Provence ainsi que Mounir Mahjoubi et Marielle de Sarnez à Paris sont tous en ballotage favorable.

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