Istanbul : la "marche des fiertés" interdite dimanche

26 Juin, 2017, 00:02 | Auteur: Sebastien Chopin
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Plusieurs milliers de personnes ont battu le pavé, samedi 24 juin, pour la quarantième Marche des fiertés de la capitale, qui revendique l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) "pour toutes, sans condition de restriction".

En 1977, la première Gay pride parisienne ferraillait contre la pénalisation de l'homosexualité, qui n'interviendra qu'en 1982 grâce à Robert Badinter, ministre de la Justice de François Mitterrand. Cette décision doit être (enfin) dévoilée ce mardi. L'affiche anniversaire annonce la manifestation de samedi d'un poing fermé posé sur un parterre arc-en-ciel, et résume quatre décennies de "mouvement pour réclamer des droits", et les "consolider", explique Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l'Inter-LGBT, l'association organisatrice. Face aux revendications de la Marche, même en cette 40e année, des voix s'élèvent encore en contre, notamment à droite et dans les milieux où la religion devient un prétexte pour exclure celles et ceux qui ne seraient pas "dans la norme ".

Un échange sur Twitter a permis de trouver l'extrait ci-dessus de l'hebdomadaire "Le Gai Pied" du 4 avril 1981 (5 semaines avant l'élection de François Mitterrand, pendant la présidence duquel seront abolis lois et décrets discriminatoires): à l'époque, parmi des médias souvent frileux, Antenne 2 avait consacré 1 minute à la Gay Pride, rassemblement inédit de 10.000 homosexuel (le) s.

" Ça fait 40 ans, et ce n'est pas fini!" Mais entretemps, c'est le sida qui est tombé sur la communauté gay.

On a identifié très tôt, avant la polémique des " humiliés ", que les sujets LGBT seraient abordés lors de la campagne présidentielle, et on a voulu faire en sorte qu'ils soient pris en compte. Actuellement la PMA réservée aux couples hétérosexuels stériles. "Avant, il y avait une homophobie d'État", observe Yohann Roszewitch, conseiller de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme, et la haine anti-LGBT.

Plus d'acceptation, d'intégration. Dans les grandes villes, des jeunes de même sexe se tiennent désormais librement la main, s'embrassent. Pour le mariage, il faudra encore attendre jusqu'en 2013 avec la loi Taubira.

Ce qui n'empêche une augmentation de 20% des actes homophobes en 2016, selon l'association SOS homophobie.

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