Dans le cortège, la PMA au cœur des préoccupations — Marche des fiertés

26 Juin, 2017, 10:29 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Une personne avec un drapeau arc-en-ciel devant le tribunal d'Istanbul en soutien à 11 membres LGBTI en procès le 19 juin 2017

Le mot d'ordre de la marche cette année: une procréation médicalement assistée (PMA) ouverte à toutes, sans restriction ni condition, dans les plus brefs délais.

": une porte-parole de l'association organisatrice, l'Inter-LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans) a été acclamée avant le départ du cortège, avec, comme arrière-plan symbolique, l'Assemblée nationale". Dans un communiqué, l'équipe de "Pride de Nuit" s'offusque de la participation d'En marche! à la 40e Marche des Fiertés, ce samedi à Paris. "Nous ne sommes pas ici pour demander des miettes, mais des droits".

Drapées dans des drapeaux arc-en-ciel, Agathe, Marwa et Laura ont 16 ou 17 ans. Elles sont là "pour faire avancer les choses" et se félicitent que "les jeunes assument plus" leur orientation sexuelle.

Jean-Luc et Franck, enseignants au collège, ont perdu le compte précis des années: "Notre première marche? Il y a vingt ans, au moins".

Les chars festifs devaient traverser le cœur du Paris historique jusqu'à la place de la République où des animations et concerts sont prévus jusqu'à 22 heures. "Nous sommes riches de nos diversités, soyons en fiers!" a tweeté Emmanuel Macron en milieu d'après-midi. Il s'agit de Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité femmes hommes, qui a la lutte contre les LGBT-phobies dans ses attributions et Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au numérique.

Pendant la campagne, Emmanuel Macron s'était dit "favorable" à l'ouverture de la PMA, aujourd'hui réservée aux couples hétérosexuels stériles, "aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires".

Deux membres de son gouvernement ont fait le déplacement et ont marché derrière la banderole du groupe En Marche - LGBT.

Sur Twitter, des militants LGBT ont souligné le contraste entre la présence de ce groupe et d'anciennes prises de position hostiles au mariage gay de certains membres du gouvernement. Après quatre ans et demi de réflexion, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) doit justement rendre mardi son avis sur ce sujet sensible.

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