Expéditif et prodigieux, Nadal tient sa décima

26 Juin, 2017, 03:33 | Auteur: Gerard Affre
  • Niveau lob Nadal n'est pas mal non plus

" Je suis toujours là " Pas rassasié après sa dixième victoire à Roland-Garros, Rafael Nadal a déclaré dimanche que sa motivation était " toujours là " et qu'il voulait " continuer à vivre des jours comme celui-là ". A 31 ans, Nadal a réussi son retour parmi les plus grands et a prouvé qu'il avait encore les armes pour gagner, sinon détruire toute forme de concurrence lorsque son corps le laisse tranquille. "Mais jouer une finale de Grand Chelem, ça reste quelque chose d'incroyable pour moi".

Dès 20h30, la chaîne proposera un documentaire exclusif en partenariat avec la Fédération française de tennis.

Chaque mois de juin il est à Paris, afin de débiter ses collègues en morceaux, Nadal, c'est un bûcheron contrarié à qui son papa a offert pour ses six ans une raquette alors que lui avait demandé une tronçonneuse. De ses tics superstitieux au soutien de son entourage, le joueur se livrera sans confession sur son parcours.

C'était sans compter un "Rafa" en pleine confiance et en pleine possession de ses moyens physiques qui n'aura pas laissé le moindre set à ses adversaires. Si il n'y a désormais que Federer devant lui avec 18 majeurs, le Majorquin sera probablement et pour très longtemps, si ce n'est à jamais, le seul joueur à avoir triomphé 10 fois dans un même tournoi du Grand Chelem.

David Goffin, sorti sur blessure au 3e tour à Roland Garros, perd une place. Un échec serait un coup d'arrêt sévère, d'autant qu'avec la terre battue il aura mangé son pain blanc.

Nadal a été éblouissant de maîtrise. Commettant peu de fautes, il a mis en échec les tentatives du Suisse pour prendre l'initiative en début de rencontre. Lequel s'est montré intraitable en coup droit, impérial en revers, " injouable ", résumera son adversaire, présenté pourtant comme son plus sérieux rival. En sept matches, il n'a perdu que 35 jeux (BIEN 35), à trois unités du record de Bjorn Borg en 1978. Il a été très solide au service, ne concédant aucun break et seulement une occasion au Suisse.

De son côté, Nadal a expédié, en 2 heures et 7 minutes, la valeur montante du tennis mondial, l'Autrichien Dominic Thiem (6/3, 6/4, 6/0).

Wawrinka, le plus vieux finaliste à Paris, à 32 ans, depuis Niki Pilic en 1973, n'a jamais trouvé de solution. C'était au tout début du match, mais c'était un moment très important.

Wawrinka a passé 15h 20 min sur le court pour atteindre la finale; Nadal un tiers de moins, 10h 01 min. Une différence considérable qui s'est creusée surtout en demi-finale. Largement en tête de la Race (le classement depuis le 1 janvier 2017), le Manacori a 2 105 points de retard sur Murray au classement technique (établi sur les 52 dernières semaines). Par ailleurs, si l'on se penche sur les victoires de Wawrinka sur l'Espagnol on remarque qu'elles ont pour cadre un tournoi sur terre battue, un tournoi à Paris et une finale de Grand Chelem. C'est la première fois qu'il en perd une.

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