La chaîne humaine "Stop Tihange" a rassemblé 50000 personnes sur 90 km

26 Juin, 2017, 12:13 | Auteur: Gerard Affre
  • La chaîne humaine «Stop Tihange» a rassemblé 50000 personnes sur 90 km

Quelque 50 000 Allemands, Néerlandais et Belges ont exigé dimanche la fermeture " immédiate " de deux réacteurs nucléaires belges en formant une chaîne humaine transfrontalière de 90 kilomètres, selon les organisateurs.

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Aucune estimation du nombre de participants par les autorités n'était disponible dans l'immédiat, alors que la chaîne devait relier la centrale de Tihange (est de la Belgique) à la ville allemande d'Aix-la-Chapelle, en passant par Liège et Maastricht aux Pays-Bas. "La mobilisation est énorme", a commenté la porte-parole Clémentine Squevin. Le député fédéral Jean-Marc Nollet et beaucoup d'autres membres d'Ecolo s'y sont également joints, ainsi que la députée wallonne cdH Clotilde Leal Lopez et des membres du PTB, dont le député Raoul Hedebouw.

Les organisateurs réclament "l'arrêt immédiat des réacteurs épuisés Tihange 2 et Doel 3".

La chaîne était organisée conjointement par des initiatives citoyennes belges, néerlandaises et allemandes, dont le collectif Stop Tihange, Fin du Nucléaire, 113eweging et "Aachener Aktionsbündnis gegen Atomenergie". Mais l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) a estimé, après enquête, qu'elles pouvaient tout de même continuer à fournir de l'électricité, provoquant l'inquiétude de citoyens, de communes et d'organisations en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. "La présence de ces fissures augmente fortement le risque d'une rupture soudaine des cuves et d'une catastrophe nucléaire du fait de la fusion de coeur par perte du liquide de refroidissement". Dans cette optique, les réacteurs de Tihange 1 et Doel 2 auraient dû fermer en 2015.

Au-delà de l'arrêt définitif de Tihange 2 et Doel 3, certains participants demandent aussi que l'Allemagne ferme ses usines de combustibles nucléaires de Lingen et Gronau, qui exportent vers les centrales belges.

La direction de la centrale de Tihange a invité une délégation de manifestants ce dimanche pour un "dialogue ouvert". Cependant, les organisateurs estiment que le moment choisi n'est pas opportun.

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