Réunion du Congrès à Versailles: la vision du pouvoir de Macron critiquée

26 Juin, 2017, 18:34 | Auteur: Sebastien Chopin
  • MACRON ENVISAGE DE RÉUNIR LE PARLEMENT EN CONGRÈS

Emmanuel Macron: le président fait-il vivre un enfer aux ministres?

Un calendrier que le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, invité dimanche 25 juin du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, a refusé de confirmer: " La date, je ne la connais pas.

" C'est une mise sous cloche du gouvernement de la part du président, qui est en train de griller la politesse à son premier ministre ", abonde le député LR de l'Ain, Damien Abad. "Et donc le voilà qui écarte progressivement les corps intermédiaires, le parlement, maintenant son propre gouvernement, pour aller en fait dans un rapport direct à l'opinion", a insisté M. Faure qui y voit une conception "plébiscitaire".

"De son côté, le député des Hauts-de-Seine Thierry Solère, du groupe "Les Républicains constructifs UDI et indépendants", a salué cette décision qu'il ne juge " pas contradictoire " avec le discours d'Edouard Philippe prévu le 4 juillet".

Le président de la République s'adressera donc aux députés et aux sénateurs pour tenir ce que la radio présente comme un pendant du "discours sur l'état de l'Union" que prononce le président américain chaque année devant le Congrès des Etats-Unis.

Dans nos institutions, le Président donne le cap, le but à atteindre; le Premier ministre, par ailleurs chef de la majorité, en décline les moyens.

Le candidat Emmanuel Macron avait dit son souhait de réunir le Congrès une fois par an pour expliquer ses intentions et dresser un bilan régulier de son action nationale et européenne.

Interrogé sur la date qui circule - la veille du discours de politique générale du Premier ministre - Christophe Castaner a expliqué que "aujourd'hui, il n'y a pas d'expression du président de la République sur les grandes orientations de la France qui ne soient travaillées avec le Premier ministre et inversement". En 2015, François Hollande avait convoqué le Parlement à la suite des attentats de novembre 2015 et avant lui, Nicolas Sarkozy en 2009, pour évoquer la situation économique du pays.

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