Reprise de Tati : le tribunal choisit l'offre de Gifi

26 Juin, 2017, 16:24 | Auteur: Gerard Affre
  • Le magasin Tati le 18 septembre 2012 à Paris-AFP  Archives  Joël SAGET

Des salariés rassemblés devant le magasin Tati de Barbès (Paris) le 4 mai 2017.

Après quatre mois d'une saga judiciaire épuisante, les salariés de Tati sont désormais fixés sur leur sort. "Pour les salariés de l'enseigne au vichy rose, des femmes en majorité, la décision du tribunal doit mettre fin à une période difficile à supporter".

Les quelques 1 700 salariés de Tati et de Fabio Lucci, Gigastore et Degrif'Mania, les trois autres enseignes d'Agora Distribution (groupe Eram), en difficulté, doivent connaîtra lundi 26 juin à 14 heures le nom du repreneur retenu par le tribunal de commerce de Bobigny.

Cette offre, considérée comme la plus acceptable socialement, permet de sauver 1.428 emplois sur les 1.700 menacés, en conservant 109 des 140 magasins.

Après des mois de bataille, le groupe GPG, présidé par le fondateur des magasins Gifi, Philippe Ginestet, originaire du. Ces deux repreneurs potentiels promettent aussi de garantir les emplois sur deux ans et d'abonder le plan social à hauteur de 2 millions d'euros. Une troisième offre émanant de l'enseigne Babou ne porte que sur six magasins. Lundi dernier, les militants CFDT arboraient des tee-shirts siglés Gifi, fabriqués pour l'occasion. Sans vouloir prendre position, elle a exprimé des réserves sur l'offre de Gifi, craignant notamment pour l'avenir d'une trentaine de magasins qui pourraient devoir être cédés sur décision de l'Autorité de la concurrence.

Les syndicats ont tous signé l'accord sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui concernera dans tous les cas plusieurs centaines de salariés.

Pour l'enseigne fondée en 1948 par Jules Ouaki, une page se tourne, après la reprise en 2004 par Eram. En 2016, le groupe Agora Distribution a enregistré une perte nette de 148,5 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 346,7 millions d'euros.

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