Takata a décidé de déposer le bilan (presse) — Scandale d'airbags défectueux

26 Juin, 2017, 15:27 | Auteur: Nathanaël Gerin
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On a pu suivre dans nos pages la longue agonie du fabricant japonais de composantes automobiles Takata qui, après rappels après rappels de ses coussins gonflables, déclare finalement faillite au Japon et aux États-Unis.

'Nous avons déposé le bilan à la fois auprès d'un tribunal de Tokyo et aux Etats-Unis', a indiqué à l'AFP un porte-parole de Takata, à l'issue d'un conseil d'administration.

Dans un communiqué, le groupe a précisé avoir conclu un accord pour vendre ses activités à Key Safety Systems (KSS), un équipementier américain contrôlé par le chinois Ningbo Joyson Electronic, pour le montant de 175 milliards de yens (1,4 milliard d'euros).

"La faillite de Takata est une mauvaise nouvelle, mais comme les marchés savaient depuis longtemps que le groupe était en difficulté, l'impact sur le sentiment des investisseurs est limité", estimait Yutaka Miura, analyste pour Mizuho Securities. La transaction doit être bouclée "au premier trimestre 2018".

Contacté par l'AFP, Takata s'est refusé à tout commentaire.

Quant à la marque, elle est vraisemblablement amenée à disparaître une fois l'affaire soldée, ce qui pourrait prendre du temps.

La firme japonaise, vieille de plus de 80 ans, a été terrassée par un scandale d'airbags défectueux responsable d'au moins 16 décès et du rappel de quelque 100 millions d'unités dans le monde, le plus important de l'histoire automobile.

"Le schéma retenu nous permettra de garantir un approvisionnement régulier", a assuré M. Takada.

Les racines du scandale remontent au début des années 2000 quand Takata a changé la composition chimique de ses gonfleurs pour faire des économies.

La compagnie japonaise laisse derrière elle une ardoise de plus de 1.000 milliards de yens (plus de 8 milliards d'euros), d'après le Nikkei, ce qui marquerait la plus importante faillite d'un industriel dans le Japon d'après-guerre.

Une dizaine d'autres constructeurs sont concernés, parmi lesquels Toyota, Nissan ou encore BMW, Ford et General Motors.

La Bourse de Tokyo a annoncé de son coté que le titre de l'entreprise Takata, fondée en 1933, serait radié à compter du 27 juillet. Depuis la révélation publique de l'affaire début 2014, elle a fondu de 95 %. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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