Business France: Pénicaud assure qu'elle n'a pas essayé d'étouffer l'affaire

28 Juin, 2017, 12:54 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Selon la presse Muriel Pénicaud aurait une responsabilité plus importante que prévue dans l'affaire du marché public douteux passé entre Havas et Business France dont elle était la directrice générale de janvier 2015 à mai 2017

Selon nos confrères, le cabinet d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, a été impliqué dans l'organisation par Havas de la soirée à Las Vegas pour le compte de Business France. Des perquisitions ont eu lieu pour établir fin juin "si les règles de mises en concurrence ont été respectées".

Celui-ci affirme par ailleurs que la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, alors directrice générale de Business France, a "validé" certaines des dépenses relatives à l'organisation de cette fameuse soirée américaine.

Des éléments d'un audit réalisé par le cabinet d'audit EY (ex-Ernst & Young), que Libération s'est procuré, "ne laissent aucun doute sur l'implication du cabinet du ministre de l'Economie" de l'époque, estime le quotidien.

Ce mercredi, "Libération" révèle de nombreux dysfonctionnements dans l'organisation de la soirée pour les start-up françaises à Las Vegas en présence d'Emmanuel Macron en janvier 2016.

Muriel Pénicaud est embarrassée par de nouvelles révélations de Libération alors que le projet autorisant à réformer par ordonnances la code du travail doit être présenté mercredi en Conseil des ministres. Son successeur, Michel Sapin, avait protégé le futur président de la République en assurant que la saisine de l'Inspection générale des finances (IGF) dans cette affaire ne concernait "en aucun cas Emmanuel Macron". Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a dit ne pas être inquiet des conséquences de cette affaire pour Muriel Pénicaud.

Lorsque l'affaire a éclaté, Emmanuel Macron a écarté la responsabilité de son entourage, affirmant que son "ministère a [vait] toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics". Interrogée sur une éventuelle volonté d'étouffer l'affaire, la ministre du Travail a conclu: "C'est moi qui ai alerté le conseil d'administration, c'est moi qui ai déclenché l'audit".

Le ministre s'est également défendu, expliquant le 25 juin ne pas avoir envisagé de démissionner.

"Il y a eu ensuite une inspection générale qui a confirmé qu'effectivement il y avait eu erreur et que d'autre part j'avais pris les bonnes mesures". Début mars, le Canard enchaîné révélait que le coût de cette soirée aurait été de 381 759 euros, dont 100 000 euros pour les seuls frais d'hôtel.

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