Des salariés en colère allument des feux dans les ateliers — GM&S Industry

28 Juin, 2017, 20:06 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Des salariés de l'équipementier automobile GM&S menacé de liquidation ont allumé des feux de pneus et de palettes dans leur usine à La Souterraine le 27 juin 2017-AFP  PASCAL LACHENAUD

Des salariés de l'équipementier automobile GM&S, menacé de liquidation, ont allumé mardi des feux de pneus et de palettes dans leur usine à La Souterraine (Creuse), jugeant "catastrophiques" les négociations en cours pour la reprise du site, a-t-on appris de sources concordantes. Une épaisse fumée noire s'échappait des bâtiments.

Déçus par les négociations, ces derniers ont décidé d'occuper une salle du ministère et comptent y passer la nuit.

Les représentants des salariés ont été reçus mardi au ministère de l'Economie pour discuter des avancées réalisées par la cellule de crise mise en place par le gouvernement. "On a travaillé, on a donné de l'argent, notre sueur, cela sera un gâchis", s'est exprimé un des employés inquiets du futur de GM&S.

Les constructeurs automobiles Renault et PSA, ont confirmé le montant total des commandes promises et prévu d'y investir 10 millions d'euros supplémentaires, à l'issue d'une réunion tendue à Bercy.

Bruno Le Maire avait promis de faire pression sur les deux constructeurs automobiles, principaux donneurs d'ordres, pour trouver une solution aux difficultés financières que connaît l'usine.

Dans un communiqué diffusé ensuite par le ministère, après des entretiens lundi et mardi entre Bruno Le Maire et les PDG de Peugeot PSA et Renault, "Carlos Ghosn (Renault) et Carlos Tavares (PSA) ont confirmé le montant de commandes sur lequel ils s'étaient engagés", soit "respectivement 12 millions d'euros annuels pour PSA et 10 millions d'euros annuels pour Renault". "C'est un dossier difficile, il ne faut pas se le cacher (.) mais l'Etat met toute son énergie pour non seulement sauver les emplois mais surtout garantir une activité pérenne sur le site", a-t-il dit lors d'une intervention devant l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat (APCMA), à Paris.

Le tribunal de commerce de Poitiers doit rendre vendredi sa décision sur le sort de GM&S Industry avec l'examen de l'offre de reprise de l'emboutisseur stéphanois GMD.

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