Attentat de Nice : les familles des victimes continuent à se battre

13 Juillet, 2017, 10:02 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Ville de Nice

Des associations de victimes sont furieuses contre Paris Match, qui révèle des photographies de l'attentat de Nice issues de caméras de surveillance, dans son édition du 13 juillet.

Or selon Europe 1, le procureur de Paris, François Molins, a lancé mercredi soir une procédure de "référé d'heure à heure" pour tenter de faire interdire la diffusion et la vente de "Paris Match".

Christian Estrosi, le maire de Nice, a critiqué la publication d'images "insoutenables et abjectes".

L'élu dit avoir écrit "au ministre de la Justice afin qu'il se saisisse de cette nouvelle parution qui ne manquera pas de raviver la douleur des familles".

Autre projet porté par l'association et Cindy Pellegrini, un dépôt de galets correspondants au nombre des victimes et peints par des enfants vont être déposés le 14 Juillet en Himalaya, par l'association niçoise "dépôts sans frontières".

Selon Maître Eric Morain, l'avocat de la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs "Paris Match a fait le choix éditorial assumé de publier des photos extraites des bandes de vidéosurveillance de la ville de Nice et placées sous scellés".

"Paris Match entend défendre becs et ongles le droit des citoyens, au premier chef le droit des victimes, de savoir ce qui s'est passé exactement."

L'avocat rappelle que la loi Guigou de 2000 encadre l'atteinte à la dignité d'une victime d'une infraction pénale mais seulement lorsqu'elles sont vivantes.

Dans un texte publié sur parismatch.com, le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire, Olivier Royant, ajoute qu' "il s'agit de vues de loin, de plans larges, sans identification possible des victimes ni atteinte à leur dignité".

Du côté de l'hebdomadaire, on défend la "liberté d'informer".

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