Douze ans de prison requis contre l'héritier de Samsung

07 Août, 2017, 18:52 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Un directeur de Samsung risque douze années de prison

Ils ont en effet requis une peine de 12 ans de prison ferme à l'encontre de Lee Jae-yong, l'héritier de l'empire Samsung et vice-président de Samsung Electronics, accusé d'avoir versé des pots-de-vin dans le cadre de ce scandale. Lee (49 ans) se trouve en détention préventive depuis le mois de février déjà.

"Je regrette profondément d'avoir déçu et je présente mes excuses", a-t-il ajouté.

"Je n'ai jamais rien demandé à personne, y compris à la présidente, pour le compte de l'entreprise ou pour mon intérêt personnel", a-t-il déclaré à la barre d'une voix chancelante.

"C'est un crime de corruption typique, basé sur une alliance entre des politiques et des hommes d'affaires, qui a mis en péril nos valeurs constitutionnelles", a expliqué au juge le procureur indépendant Park Young-soo, qui a dirigé l'enquête. En cause: Samsung Electronics aurait déboursé environ 40 millions de dollars en échange de faveurs présidentielles, en particulier pour obtenir l'aval des autorités à une fusion controversée en 2015. Pour sa défense, l'héritier avait fait valoir la semaine dernière qu'il ne jouait aucun rôle dans les prises de décision du groupe et qu'il "écoutait la plupart du temps les autres cadres".

Elle était considérée comme une étape clé pour la transition en douceur au sommet du groupe Samsung. Cette opération - réunissant Samsung C&T et Cheil Industries - avait été dénoncée par de multiples actionnaires qui estimaient que C&T avait été délibérément sous-évaluée.

- relations malsaines - Samsung, le chaebol qui a versé les plus grosses sommes à des fondations contrôlées par l'amie de Mme Park, est aussi soupçonné d'avoir payé des millions d'euros, sous couvert de financer en Allemagne les entraînements sportifs de cavaliers sud-coréens, parmi lesquels la fille de la confidente. Le jugement est attendu dans le courant du mois.

Une porte-parole de Samsung s'est refusée pour sa part à tout commentaire, renvoyant au communiqué publié en juin selon lequel ces dépenses ont été réglées personnellement par Lee Kun-hee. A la Bourse de Séoul, l'action du groupe a fini en baisse de 0,3% lundi, effaçant les maigres gains enregistrés en début de séance. Elle est également accusée d'avoir permis à Mme Choi, qui n'avait aucune fonction officielle ni habilitation de sécurité, d'avoir eu son mot à dire dans les affaires du gouvernement.

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