Affaire Azaria: c'est la fin d'une saga judiciaire

11 Août, 2017, 09:09 | Auteur: Gerard Affre
  • Refus d'un report de peine pour un soldat franco-israélien

A l'image d'une affaire qui a suscité les passions israéliennes pendant un an et demi en même temps qu'elle décevait les défenseurs des droits de l'Homme, l'arrivée d'Elor Azaria à la base de Tzrifin, près de Rishon LeZion, a été retransmise en direct par les télévisions, dans une grande confusion de supporteurs scandant son nom et de journalistes.

Des dizaines d'Israéliens ont accompagné le soldat Elor Azariya de sa maison de Ramle à la prison militaire à proximité de Tzrifin. Ce mercredi, Elor Azaria commence à purger sa peine de 18 mois de prison. "Au bout du compte, je rentre en prison la tête haute", avait-il ainsi déclaré dans une vidéo devenue virale, une semaine avant son incarcération.

Azaria a été condamné pour homicide involontaire pour avoir tué par balles au mois de mars 2016 un Palestinien auteur d'une attaque à l'arme blanche à Hébron.

Le Palestinien venait d'attaquer des soldats au couteau. Il a néanmoins affirmé qu'il n'aurait pas tiré sur l'homme s'il avait su qu'il ne portait pas de bombe. De nombreuses personnalités politiques israéliennes, souvent de droite, lui ont exprimé leur soutien, dont le premier ministre Benjamin Netanyahu, qui avait pourtant initialement approuvé la décision de l'état-major de le poursuivre. Le procès permettait à l'état-major une démonstration de moralité, face aux accusations régulières d'exécutions sommaires.

Le franco-israélien a formulé une demande, qui doit encore être examinée, de commuer sa peine en travail d'intérêt général, pour pouvoir, selon lui, "reconstruire [sa] vie et la vie de [sa] famille, et recoller les morceaux".

Elor Azaria encourait 20 ans de prison. Le soldat peut aussi demander sa grâce au président Reuven Rivlin.

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