La Bourse de Paris finit en net recul de 1,40%

11 Août, 2017, 13:07 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • La Bourse de Paris finit en net recul de 1,40% à 5.145,70 points

L'escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord est encore montée d'un cran, Pyongyang disant que seule la force pouvait fonctionner avec un président américain "dépourvu de raison" et dont les propos ne sont qu'"un tas d'inepties".

Hier soir, les places américaines ont de nouveau fini en léger repli, le Dow Jones cédant 0,17%, lesté notamment par la baisse de 4% de Walt Disney, et le Nasdaq Composite reculant de 0,28%, tous deux réduisant leurs pertes en fin de séance à la faveur d'achats à bon compte.

À Paris, le CAC 40 perd 0,17% à 5.136,73 points après une quarantaine de minutes d'échanges. Le Footsie britannique a perdu 1,44 % et le Dax allemand 1,15 %.

Ce contexte continue de favoriser l'aversion au risque, un mouvement qui s'est traduit mercredi par un repli marqué des Bourses européennes et des rendements obligataires ainsi que par une forte hausse du yen et du franc suisse.

La volatilité sur l'Eurostoxx 50 est à son plus haut niveau depuis deux semaines tandis que celle mesurée sur l'indice CAC 40 a franchi les 14 points.

"Ce n'est pas la première fois que la montée des incertitudes géopolitiques fait les gros titres, donc la poussière a tendance à retomber assez rapidement cette fois-ci", note Naeem Aslam, analyste de ThinkMarkets. Ailleurs, en Europe, l'heure était aussi à la baisse.

A Paris, Vinci (+0,60%) est en tête du CAC, porté par un relèvement de recommandation de RBC, passé à "surperformance". La devise helvétique est parallèlement bien partie pour enregistrer sur la journée sa plus forte hausse face à l'euro depuis janvier 2015 et l'abandon par la Banque nationale suisse (BNS) de sa politique d'encadrement du taux de change.

Altice a cédé -5,16%, alors le groupe français de communication et sa filiale américaine Altice US (-0,16%) envisagent de lancer une offre sur le câblo-opérateur américain Charter Communications (2,99%), selon des sources.

Les stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats-Unis seront également scrutés alors que plusieurs pays pétroliers, membres ou non de l'Opep, ont achevé mardi une réunion technique au cours de laquelle ils ont promis de respecter des réductions de leur production pour stimuler une remontée des prix. Any copying, republication or redistribution of Reuters content, including by framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Thomson Reuters. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.

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