La controverse autour de la CAN 2019 toujours à l'affiche au Cameroun

11 Août, 2017, 06:55 | Auteur: Gerard Affre
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"Le passage forcé à 24 Nations pour les phases finales de CAN et son application immédiate en 2019, ne peuvent-ils pas dès lors être interprétés comme des actes visant à disqualifier le Cameroun?"

Pour en revenir à la compétition africaine proprement dit, l'Algérie estime qu'elle a toutes les aptitudes à l'organiser en 2019 et à s'opposer à ce que le Maroc profite de ses liens étroits avec le président de la Caf pour la coiffer sur le poteau en jouant sur la diplomatie de la pastilla.

"Même à quatre équipes, le Cameroun n'est pas prêt", avait déclaré M. Ahmad, lors d'une récente visite au Burkina Faso.

L'ancien journaliste de la CRTV et ex- Directeur général de la Fédération camerounaise de Football (FECAFOOT) ne s'est pas soustrait à l'actualité brulante autour de l'organisation de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations de football.

"Les sorties médiatiques du président de la CAF sont inopportunes".

La Fédération Camerounaise a affirmé que ces déclarations ont été faites alors que la mission d'inspection qui sera envoyée par la CAF n'a même pas débuté sa mission.

Selon le président de la CAF, l'accueil de la CAN 2019 peut encore échapper au Cameroun. Nous avons décidé que désormais ce ne sont plus les membres du comité exécutif qui vont inspecter les pays retenus pour l'organisation de la CAN. "Une telle situation qui remet unilatéralement en cause le cahier de charges précédemment conclu entre le Cameroun et la Caf, équivaut à un changement de règles en cours du match", soutient-il.

"Six missions se sont rendues à Madagascar et toutes étaient unanimes qu'il fallait lui retirer l'organisation parce que rien n'avait été fait", a ajouté celui qui a régné sur la CAF 29 ans durant.

En tentant de justifier la sortie du Malgache par des rumeurs d'impréparation puisées dans les médias, le 2ème vice-président de la CAF, Constant Omari, ne fait qu'enfoncer davantage un homme, à peine élu, brille déjà par ses maladresses et son arrogance, juge Émergence. Par exemple, quand on a retiré la Can à Madagascar, c'était au mois de janvier pour une compétition prévue en mai. Donc, quatre mois avant. Impossible n'est pas camerounais dit-on! Les quelques semaines à venir s'avèreront décisives et si aucune partie ne tente d'apaiser les tensions, on se dirige vers la toute première crise de l'ère Ahmad Ahmad. Le bras de fer semble engagé.

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