Nicolas Maduro veut discuter avec Donald Trump — Venezuela

11 Août, 2017, 23:36 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Le Venezuela frappé par de nouvelles sanctions américaines

Il a dit 'se soumettre aux pouvoirs' de l'assemblée entrée en fonction il y a six jours.

Rejetée par l'opposition et la communauté internationale, cette assemblée l'a confirmé à l'unanimité dans ses fonctions de "président constitutionnel de la république bolivarienne du Venezuela".

Le chef de l'Etat avait présenté l'élection comme le seul moyen de résoudre la crise politique qui agite le pays, après quatre mois d'une vague de contestation qui a fait plus de 120 morts.

"Cette assemblée a eu une naissance violente", a déclaré jeudi Nicolas Maduro, avant de promettre que les manifestants violents seraient incarcérés, déclenchant une ovation des députés. Au cours de son discours, le président vénézuélien a déclaré souhaiter "une conversation " avec son homologue américain Donald Trump.

Les nouvelles sanctions américaines viennent accroître la pression sur le régime socialiste vénézuélien alors que le président Nicolas Maduro tente de reprendre en main le contrôle des institutions stratégiques du pays. 'Le Venezuela ne se rendra jamais (.) l'empire américain devrait le savoir', a-t-il lancé.

La Chambre, où ne siègent que des alliés des socialistes, pourrait en outre permettre à Nicolas Maduro de s'arroger les pleins pouvoirs, prédit l'opposition. Lors de celle-ci, les membres de la Constituante ont limogé à l'unanimité, Luisa Ortega, la procureure générale du pays et principale opposante à Maduro dans les sphères du pouvoir.

Le médiateur du pays, Tarek Saab a été choisi pour la remplacer et a dénoncé sa 'complicité et son inaction' face au bain de sang des manifestations.

L'opposition, qui a boycotté les élections constituantes, réclame la tenue d'un scrutin présidentiel en vue de remplacer Nicolas Maduro, dont le mandat a été marqué par une sévère récession économique source de pénuries. Mercredi, la Cour suprême a condamné David Smolansky, membre de l'opposition et maire d'El Hatillo, un district de Caracas, à quinze mois de prison. 'Aucun d'entre nous n'a peur des persécutions. "Le Venezuela ne peut être sanctionné par rien ni par personne", avait alors immédiatement réagi le ministre des Affaires étrangères vénézuélien Jorge Arreaza, selon lequel les États-Unis "se ridiculisent devant le monde entier".

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