Douze morts lors d'une attaque des adeptes des opposants (police) — RDC

12 Août, 2017, 03:43 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Des policiers encadrent les corps de membres présumés de la secte Bundu dia Kongo ayant mené l'attaque du lundi 8 août à Kinshasa

Plusieurs quartiers de Kinshasa et les environs de la prison centrale ont été ce lundi matin le théâtre d'une vague de violences imputées aux "Bundu dia Mayala", du nom de la branche politique du mouvement sectaire Bundu dia Kongo.

Au cours de la présentation officielle des présumés assaillants ce mercredi 9 août devant les ministres de l'Intérieur et de la Sécurité (Emmanuel Ramazani Shadari), de la Défense (Crispin Atama Tabe) et de la Communication et des Médias (Lambert Mende Omalanga), la police a affirmé que le but ultime de ce mouvement était de renverser les institutions.

Le colonel Mwanamputu parlant d'un bilan provisoire, a fait état dans la capitale et la province du Kongo central de 19 tués et sept blessés. Les assaillants, dit-il, visaient la télévision nationale et l'aéroport international de Kinshasa.

Kinshasa accuse les adeptes de la secte politico-religieuse ex-Bundu Dia Kongo d'être les auteurs d'une série d'attaques qui serait une tentative de putsch ratée, selon les autorités. Pieds nus, assis sur des chaises en plastique, sous la surveillance des policiers en uniforme, certains portaient un béret rouge ou un bandeau rouge autour de la tête. L'une d'elles, Thérèse, couverte d'un pagne à l'effigie de la Vierge Marie, a été présentée comme la "fétichiste du groupe", statut qu'elle a publiquement rejeté.

Deux valises de fétiches, couteaux et bâtons étaient déposées sur le sol devant eux.

L'activité tournait au ralenti à Kinshasa (mégalopole de 10 millions d'habitants) mardi, pour la première des deux journées "ville morte" organisées par l'opposition qui demande la publication d'un calendrier électoral et le départ du président Joseph Kabila du pouvoir.

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