Si Kim Jong-Un s'attaque à Guam, "il le regrettera" — Trump

12 Août, 2017, 02:36 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Le président Moon Jae-in dirige une réunion des conseillers le lundi 7 août 2017 au bureau présidentiel Cheong Wa Dae

"Kim Jong-un, on l'espère, prendra un autre chemin!" En effet, Donald Trump tenait déjà le même discours sur la Corée du Nord il y a près de vingt ans.

Interrogé sur d'éventuelles frappes préventives visant la Corée du Nord pour contrer le développement de ses programmes nucléaire et balistique, le président américain s'est refusé à tout commentaire. Et selon un rapport confidentiel de l'agence américaine de renseignements militaires révélé cette semaine par le Washington Post, le régime communiste aurait réussi à miniaturiser ses têtes nucléaires pour les placer sur les missiles en question.

"Nous nous préparons à de nombreux scénarios différents", a-t-il ajouté.

L'escalade verbale continue. Alors la Corée du Nord a détaillé un plan pour attaquer avec ses missiles l'île américaine de Guam, le président des Etats-Unis Donald Trump a défendu jeudi avec énergie sa formule controversée de mise en garde à la Corée du Nord, à qui il a promis voilà deux jours "le feu et la colère", estimant qu'elle n'était "peut-être pas assez dure".

Retrouvez cet article sur AtlanticoLa Corée du Nord estime que Donald Trump est un gars qui a perdu la raisonDonald Trump promet le feu et la colère à la Corée du Nord Menace nucléaire: mais que se passerait-il vraiment si cela tournait mal en Corée du Nord? "Mais les lignes rouges présidentielles qui restent lettre morte créent des précédents dangereux", a-t-il mis en garde. En cause? L'adoption par l'ONU de nouvelles sanctions à l'encontre de Pyongyang.

Pékin, principal allié du régime de Kim Jong-Un, appelle en conséquence les parties en présence "à faire encore plus d'efforts pour encourager une résolution par le dialogue" du dossier nord-coréen.

A Moscou, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s'est dit "très inquiet" des risques de conflit "très élevés" entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Ce plan consisterait en un gel des essais de missiles de la Corée du Nord et en un arrêt des vastes manœuvres militaires conjointes des États-Unis et de la Corée du Sud.

Pour Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l'Otan, cette formulation "visait à faire peur à Pékin comme à Pyongyang". La Corée du Nord n'a pas manqué de répondre à son ennemi ce mercredi. " Quatre missiles seront tirés simultanément et survoleront les préfectures japonaises de Shimane, Hiroshima et Koichi ", explique l'armée.

Les engins "voleront 17 minutes et 45 secondes sur une distance de 3.356,7 km, et s'écraseront en mer à 30 ou 40 km de Guam". Ils s'abîmeraient ainsi à l'extérieur des eaux territoriales américaines. Guam, où vivent 162 000 habitants, est également équipé d'un bouclier antimissiles THAAD.

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