L'UE étend ses sanctions contre la Corée du Nord

13 Août, 2017, 03:17 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Donald Trump à Bedminster dans le New Jersey aux États-Unis le 8 août 2017

La Corée du Nord "doit cesser son comportement provocateur et porté à l'escalade", a déclaré samedi la Maison Blanche après un entretien téléphonique du président Donald Trump avec son homologue chinois Xi Jinping.

Pour sa part, M. Trump a déclaré que les Etats-Unis étaient pleinement conscients des efforts déployés par la Chine pour résoudre la question du programme nucléaire de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et qu'ils souhaitaient maintenir des contacts étroits avec Beijing sur des questions internationales et régionales d'intérêt commun.

Les États-Unis sont prêts à emprunter la voie militaire dans le dossier nord-coréen si le pays asiatique "agit imprudemment", a annoncé le Président américain, tout en espérant que le dirigeant nord-coréen choisirait une autre option. Washington presse Pékin de durcir le ton face à son allié nord-coréen.

Avant cette discussion entre les deux chefs d'Etat, aucun signe d'apaisement n'était perceptible. Elle considère également l'escalade verbale comme une mauvaise réponse. Or les prochains exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington, durant lesquels les tensions sur la péninsule coréenne tendent à s'aggraver, commencent prochainement, autour du 21 août. "Il est clairement temps pour toutes les parties de se concentrer sur les moyens de faire baisser les tensions", a renchéri Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

Un responsable de la Maison-Blanche a indiqué qu'il ne fallait pas voir dans les propos du président le signe d'une action militaire imminente. "Il n'y a rien de nouveau", a-t-il dit sous couvert d'anonymat. Il avait volé sur 500 km en direction du Japon, ce qui avait conduit le leader nord-coréen Kim Jong-Un à affirmer que le territoire continental américain était désormais à portée d'un sous-marin croisant dans le Pacifique.

Le Pentagone dispose actuellement de 28.500 soldats en Corée du Sud.

Selon les analystes, des tirs vers Guam placeraient Washington dans une position délicate: si les États-Unis ne tentaient pas de les intercepter, leur crédibilité en prendrait un coup et Pyongyang se sentirait pousser des ailes pour mener un test de missile intercontinental (ICBM) grandeur nature.

"Des images prises récemment par un satellite commercial révèlent plusieurs développements suggérant que la Corée du Nord pourrait être en train d'accélérer le développement de la partie maritime de ses forces nucléaires", a-t-il indiqué.

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