La BCE redoute de voir l'euro monter trop haut

18 Août, 2017, 06:43 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • La BCE veut éviter à tout prix un éventuel emballement de l’euro

À Paris, l'indice CAC 40 a reculé de 0,57% (-29,76 points) à 5.146,85 points.

L'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,65%, le FTSEurofirst 300 0,59% et le Stoxx 600 0,59% également.

De son côté, le dollar s'appréciait jeudi mais restait soumis à la prudence des cambistes au lendemain de la publication du compte-rendu de la réunion de fin juillet du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale américaine (Fed). Conscient de ce risque, elle a décidé de ne pas modifier son engagement à poursuivre sa politique de soutien à l'économie.

Vers 16H00 GMT, la monnaie britannique montait face à l'euro, à 91,07 pence pour un euro, après avoir atteint la veille 91,43 pence, son niveau le plus faible depuis le 7 octobre 2016, date à laquelle elle était tombée à un plus bas en plus de sept ans et demi.

Le dollar aussi baissait face à la monnaie japonaise, à 109,87 yens pour un dollar contre 110,20 yens mercredi soir.

Comme aucune discussion sur un changement de cap de la politique monétaire n'a eu lieu en juillet, le débat à ouvrir, en se concentrant sur un possible retrait des achats d'actifs sur le marché, après leur terme fixé à fin 2017, se tiendra "à l'automne", indique le compte-rendu. Wall Street perdait entre 0,6% et 0,9% à la clôture en Europe.

La monnaie américaine a été également ébranlée par de nouvelles difficultés politiques pour Donald Trump qui a soulevé un nouveau tollé en s'exprimant sur les violences à Charlottesville et en renvoyant dos à dos extrémistes de droite et contre-manifestants. La monnaie suisse montait face à l'euro, à 1,1288 franc pour un euro, comme face au dollar, à 0,9628 franc pour un dollar.

"Ce serait préoccupant si Gary Cohn décidait de se mettre à l'abri comme l'ont fait de nombreux PDG car il serait très difficile de faire avancer les réformes en faveur de la croissance [promises par Trump lors de la campagne]", déclare Art Hogan, chargé de la stratégie chez Wunderlich Securities.

A Paris, Société générale a signé la plus forte baisse du CAC 40, (-2,32%). Crédit agricole recule de 0,94% et BNP Paribas de 0,92%.

A l'inverse, Veolia a gagné 1%.

Les cours du pétroles repartent à la hausse sur des anticipations d'une importante diminution des réserves de brut du terminal de Cushing (Oklahoma).

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